Horizon embrumé


Horizon embrumé

Horizon embrumé

 

Tandis qu’autour de moi ce n’est que tressaillement,

Mon âme s’égare vers le creux des landes dévalisées,

Là où le temps enlace l’abysse des blessures froissées,

Sous le reflet d’un destin damné par un chuchotement.

 

Ce n’est que la mémoire d’un triste regard abandonné.

D’ici là, l’aube égrène les chemins de pensées saignées,

Afin que la grâce peut rejoindre la tendresse éloignée,

En ce lieu perdu, où l’horizon soubresaute contorsionné.

 

Le souffle glacial des anciens flots s’égoutte silencieux,

En simples murmures creusés sur chaque pierre peinée,

 Quand nul ne sait comment effacer la brume enchaînée,

Qui obscurcit l’aurore, affolant l’étincelle à l’orée des cieux.

 

 Il est un chemin si sombre caché au fond de mon cœur,

Qui cherche sans cesse l’étincelle gémissant dans l’ombre, 

Frappant la porte du néant par l’écho retenu en chaque fibre

D’un bruit, d’un pas esseulé rêvant caresser encor le bonheur.

©  Liz 20 janvier 2013

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Rêves naufragés


Rêves naufragés

Rêves naufragés

 

De tous ces chuchotis qui s’épanchent en rêves  gâchés,

Chaque mot s’envole à l’horizon de mes larmes muettes,

Quand l’aile du vent cueillit les lettres aliénées en pirouettes,   

Vers l’aurore, où d’un sourire bleu mon regard elle a taché.

 

C’est à la lisière des ans que le temps se noie doucement,

Quelque part sur les versants, cherchant une pause ombragée,

Où la tendresse s’ancre dans les plis des étreintes naufragées,

À l’écart des chimères, au long d’un chemin épiné discrètement.

 

J’en ai dans l’âme des silences qui butinent chaque désarroi,

Impossible songe à désirer au milieu des pensées accablées,

Par autant de tristesses déferlant sur des rivages sablées,

Là où l’aube endolorie déchire les draps ensommeillés d’émoi.

 

Aux creux de mes lèvres embuées par des murmures éteints,

Effluvent les maux, agonie désespérée des illusions agrippées

 Aux notes évincées, éparpillées dans une sombre mélopée,

Chant orageux, déchirement en plein hiver d’un cœur atteint. 

© Liz 12 janvier 2013

J’aimerais tant…avant de partir…


J’aimerais tant…avant de partir…

J’aimerais tant…avant de partir…

 

J’aimerais dire des mots simples, naissant de mon regard,

Lors il fait froid et mon âme s’attarde sous la voûte pleurée,

Déluge des mots perçant les dernières lueurs apeurées,

Tâtonnant la couche de l’aurore, bruissant mon visage hagard.

 

Je te dirais des mots doux à combler les assauts du silence,

Des mots rêvant d’une nuit nichée en chaque fibre de ta peau,

Cachés dans la solitude tamisée, abattant en coups d’asseau

Les peines saignées, le vide glacé qui tombe en somnolence.

 

J’aimerais te dire des mots tendresse pour oublier mes maux,

Inlassables flots esseulés, murmurant  leurs douleurs abîmées,

Des mots qui au gré de mon désert frôlent ta bouche aimée,

Éteignant la lumière des réverbères si fidèles à mon tombeau.

 

Simplement des mots à moi, tornade déchaînée, avant de partir,

Telle une tache noire au ciel à l’approche de mon ombre tombante

Sur les murs isolés de cette vie, géant passage qui me hante.

J’aimerais tant… t’enlacer de mes mots déferlés, avant de partir…

© Liz 04 janvier 2013

Tel le bruit d’un commencement…


Tel le bruit d’un commencement…

Tel le bruit d’un commencement…

 

Ce soir l’étoile s’est dénudée sous le rivage des cieux,

Lors ma vue perce le voile de sa poussière lumineuse,

L’horizon s’ouvre, bercé par une caresse amoureuse,

Velours d’un souffle apaisant qui m’entoure gracieux.

 

 J’ai couché mon front sur les traces de ton regard,

Éclairant mon toit d’une chandelle à peine consumée

Par un présent qui tarde à venir, sève nocturne allumée,

Ailleurs, où les éclats argentés devient miroir veinard.

 

De ces reflets dérobés, je cueillis les éclairs du bonheur,

Noyée dans un délicat battement frileux d’impatience,

Tel une dernière rose figée dans l’hiver taché d’absence,

Mon âme se brode en blanc du bout des doigts féticheurs.

 

Mystérieux, le rêve s’échoue sur les rebords des silences,

La beauté ruissèle, ingénue coulée vers l’orée de l’éternité,

Tantôt les heures obscures se brisent en pépites de sérénité,

Et l’aurore tisse des perles sur le doux matin qui commence.

© Liz 31 decembre 2012

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