Le silence des mots


Le silence des mots

Le silence des mots

 

Qui sait combien pèsent les tristesses, les douleurs,

Déposés aux pieds de la nuit tiède, à arroser la lune,

De lourds grains, sans saveur, aux épaules des dunes

Gourmandes, recouvrant les blessures, buvant la peur.

 

Qui sait pourquoi les larmes s’irisent au nid des yeux,

Des gouttes nacrées nourrissant le nouvel arc-en-ciel,

Dans ce petit écrin, ensablé par des brassées de miel,

Tantôt si fragile, nommé âme, où l’amer crache du feu.

 

Qui sait combien de faux espoirs effilochent la candeur,

Le soir, quand l’amertume ondule la paupière éteinte,

D’un songe naïf, teinté d’onde, chargé d’empreintes,

Le jour s’émail, tandis que l’aube ensanglante la fleur.

 

Qui sait pourquoi les silences sont doux et épineux,

Lorsqu’ils pleurent en moi, la voûte se pâme, délirant,

Ils émurent les anges témoins, les cœurs déferlants,

Par leurs lents jaillissements sur les versants duveteux.

 

©  Liz

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