Ce jour rouillé d’octobre


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Joyeux Anniversaire a … moi… 

Ce jour rouillé d’octobre

Ce jour rouillé d’octobre

 

Sous l’écorce du  jour, en attente, l’aube rose frétille,

Et les rayons frisés traînent leurs longs voiles vermeils,

Sur un ciel azur, étonné des frissons qui sommeillent,

Aux creux de l’antre entrouvert où le bonheur pétille.

 

La lumière glisse en petites rafales torrentielles,

Éclats ourlés de feuilles brumeuses, du vide affamé,

Qui fouillent mes ans dévêtus par les regards pâmés,

Cachés dans l’ombre éventrée des dunes éternelles.

 

Ton souvenir confus s’écoule comme sève sacrée,

Au clair-obscur de mon vivant nacré de faibles sons,

Jusqu’à la blanche fenêtre où l’émoi chute en tessons,   

A la saveur de ta bouche qui sur ma peau reste ancrée.

 

Ce jour rouillé d’octobre palpite sur ma poitrine,

Dans le baiser des mots qui est scellé à tes silences,

En fente fébrile, gage frêle qui signe et ensemence,

Dans tes yeux l’ivoire effeuillée par la grâce divine.

 

©  Liz

Imagine


Imagine

Imagine

 

Imagine,

Les cimes azurées dentelant les toits des cieux,

Tandis que le bonheur drape l’amour en liesse,

Voilant la vie par nos regards ivres de tendresse,

Et d’un doigt renversant les nuages mousseux.

 

Imagine,

Tout contre moi, ton cœur dévoilant ses aveux,

Au plus profond de l’âme naissant la promesse,

D’une étincelante union, bruissant lent, sans cesse,

Sur nos corps, lors le regard s’attarde insoucieux.

 

Imagine,

Chaque éclat embrassant les contours envieux,

Des silhouettes avançant vers la nuit tombante,

Jusqu’à l’ombre courbée par la couche flambante,

Au long des murs dans ce géant déluge gracieux.

 

Imagine,

Tous les désirs consumés par les baisers radieux,

Éloignant les absences, effaçant la pâleur jaune,

Lors le souffle frôle l’antre des paroles monotones,

Et le temps s’oublie au sein des draps insomnieux.

©  Liz 22 janvier 2014

Âme brisée


Âme brisée

Âme brisée

 

Aux tréfonds de l’âme troublée par la peur aperçue,

Ruisselle la douleur, fracassant sous le poids vacillant

D’un chemin refermé, menacé de ruines, agenouillant

Le vide qui maquille le regard si lourd d’une vie déçue.

 

D’un pas malheureux, elle frôle les feuilles lassées,

Dans son exile, cœur serré, ridé par la greffe du temps,

Avant même que le souffle du vent terni le printemps,

Pour faire taire la souffrance d’une étincelle délaissée.

 

Au creux des mains éclosent des morsures incendiaires,

Voilant les nuits déchirées par le torrent des cris griffés,

Lors l’étreinte de silences s’assoupit au sommet décoiffé,

Esquissant un brin de bonheur dans la mémoire lacunaire.

 

Embarquée sur les nervures désespérées de l’existence,

Elle n’attend plus rien, perdue dans son antre obscur et glacé,

Fixé à l’Univers, crispée par les maux l’un dans l’autre entrelacé,

Elle se brise dans la tornade des assauts, saignant la sentence.

©  Liz 15 janvier 2013

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