La symphonie de l’existence


La symphonie de l’existence

La symphonie de l’existence

L’aiguille du temps s’effrite, tombant en poussière,

Sur les guirlandes des ans épanouis, miroitant effilés

Dans le regard, filtrant le doute parmi les rêves faufilés,

Vers des cieux aimés en secret, écorchés de lumière.

 

Le moindre bruit éveillé caresse l’aube matinale,

Et le soleil frémit sur la bouche, scintillant innocent

Sous les paupières closes, feutrant le corps rubescent,

Par les doux tressaillements des lisières abyssales.

 

D’un pas sablé, les vents coiffent la route esseulée,

Ornant les fleurs d’un éclat époustouflant, étrange,

En ce lieu où le silence brode le feuillage des songes,

D’un azur qui dévoile les cimes d’ivoire immaculées.    

 

Dans l’espace enlacé d’une symphonie bohémienne,

L’esprit passager vibre sur le toit des embruns glacés,

Car épuisé par l’obscurité tonnant ses vœux délacés,

L’eternel adieu devient attendrissant sur l’ultime scène.

 

L’heure serre le cœur, cheminement fragile de l’âme,

Un dernier souffle attaché d’un bel ruban incarnadin,

S’écrase sous le doigt du destin jouant en rire baladin,

Jusqu’à oublier le gouffre avide d’un corps nu de flamme.

©  Liz 23 fevrier 2013

Comme un jour amoureux


Comme un jour amoureux

Comme un jour amoureux

 

Je sais des jours béants veillant sur la pensée troublée,

Guettant les ombres lascives sur les chemins des cieux,

Lors les aiguilles du temps percent de bonheur les yeux,

 Apposant le sceau de soie sur le ravin des lèvres comblées.

 

Par-dessus des toits, l’aube ruisselle la rosée sur la fleur,

Mille désirs noués sur les méandres d’un labyrinthe noyé,

Quand les mots se pointent à l’horizon des rires choyés,

Tout au loin, la brise semble souffler l’or sur les couleurs.

 

Dans ses fougues obstinées, le rêve se vêt de lumière,

Dompteur de tant de mystères sombres passant rebelles, 

Sous l’éclairage des ailleurs sans nuages, intemporels,

Là où, le chœur vaporeux de l’aurore berce les frontières.  

 

La paupière ensommeillée caresse cette voix lointaine,

Ondulant derrière les ténèbres qui s’échouent désemparé,

Vers les contours perlés d’éclat que l’âme émue a accaparé,

Dorénavant, la frénésie jaillit dans la fraîcheur des fontaines.

© Liz 28 decembre 2012

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