À travers les mots


À travers les mots

À travers les mots

 

Dans le cœur feutré de velours repose la flamme,

D’un destin paisible, des mots qui éclaboussent,

Lors la paupière mi-close où les rêves trémoussent,

Ondule le vide éteint par des nostalgiques trames.

 

Un souffle léger s’enlise sur les pierres moussues,

Quand la pluie fine voltige sur l’immobile berceau,

Niché sur les rebords de la voûte bordée d’arceaux,

Tissé par les soupires d’une nuit de peines bossue.

 

Au-delà de la douceur émue, une invisible présence,

Dans un coin exilé, flambeau sur l’horizon vermeil,

Éclat qui perle l’étreinte des bras qui sommeillent,

Aux creux de l’épaule où s’allonge la divine essence.

 

A l’ombre des silences s’incline la lumière douce,

Et encore un sourire se pose sur le regarde crédule, 

Lors, perdus dans la mémoire, les mots pendulent,

Comme l’aiguille du temps dans une terrible secousse.

 

© Liz

Rêves tressés de prouesses


Rêves tressés de prouesses

Rêves tressés de prouesses

 

L’aiguille du temps sanglot les dernières larmes sablées,

 Au fond de mon regard comblé de beauté, d’essentiel,

Où l’âme, sans tache, s’abreuve de chuchotis de miel,

A réveiller l’aube, tirant la révérence aux nuits troublées.

 

La douceur s’écoule, vogue, s’enroule, avide de gaietés,

Au cœur des bruits fripés, des battements macabres,

Lors un rayon éclot à l’horizon, géant collier d’ambre,

Tombant en lucioles sur les rebords de l’aurore inquiétée.

 

Dans l’étrange soupir qui susurre, semant l’errance,

Les silences, en coups de cloches, sonnent en branle,

Sans fin, le souffle s’exhale quand le vent ébranle,

Par-delà des frontières dans une heureuse délivrance.

 

 Aux cascades des ombres qui enlisent les promesses,

La saveur d’un souvenir égoutte la rosée de son parfum,

Brûlant les désirs nichés au feuillage des anciens albums,

Quand, de tes mains tu tresse mes rêves de prouesses.

 

©  Liz

La symphonie de l’existence


La symphonie de l’existence

La symphonie de l’existence

L’aiguille du temps s’effrite, tombant en poussière,

Sur les guirlandes des ans épanouis, miroitant effilés

Dans le regard, filtrant le doute parmi les rêves faufilés,

Vers des cieux aimés en secret, écorchés de lumière.

 

Le moindre bruit éveillé caresse l’aube matinale,

Et le soleil frémit sur la bouche, scintillant innocent

Sous les paupières closes, feutrant le corps rubescent,

Par les doux tressaillements des lisières abyssales.

 

D’un pas sablé, les vents coiffent la route esseulée,

Ornant les fleurs d’un éclat époustouflant, étrange,

En ce lieu où le silence brode le feuillage des songes,

D’un azur qui dévoile les cimes d’ivoire immaculées.    

 

Dans l’espace enlacé d’une symphonie bohémienne,

L’esprit passager vibre sur le toit des embruns glacés,

Car épuisé par l’obscurité tonnant ses vœux délacés,

L’eternel adieu devient attendrissant sur l’ultime scène.

 

L’heure serre le cœur, cheminement fragile de l’âme,

Un dernier souffle attaché d’un bel ruban incarnadin,

S’écrase sous le doigt du destin jouant en rire baladin,

Jusqu’à oublier le gouffre avide d’un corps nu de flamme.

©  Liz 23 fevrier 2013

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