Devant l’orée ancestrale


Devant l’orée ancestrale

Devant l’orée ancestrale

 

Le silence tremble, comme une fleur délicate,

Quand la brise frôle les cimes ternes et l’azur pâle,

Pendant que le soir s’installe dans le vide abyssal,

Lasse, l’ombre empoche l’agonie des heures plates.

 

La lune se penche sur le miroir des eaux glacées,

Sur le roseau assoupi auprès du buisson creux,

Couronnant de rêves blancs l’horizon cendreux,

Où sommeillent les plaies par la brume enlacées.

 

Le regard des nuits galope sous nos paupières,

Sur la muraille arrosée d’émois, tressée de cils,

Quand le temps s’effile au pied du chemin volatil,

L’invisible, couvert de broderie, perle la lumière.

 

Entre les ondes tricotées d’impatience astrale,

Dans un frémissement le ciel s’accroche aux yeux,

Comme une fenêtre aux creux de nos bras envieux,

Lorsque le souffle se perd devant l’orée ancestrale.

 

©  Liz

A la lisière de l’infini


A la lisière de l’infini

A la lisière de l’infini

 

Le souvenir s’effondre, tels les cris des absences, 

Sur les contours des silences effilochés d’amour,

A vouloir sillonner dans tes rêves pour toujours,

S’accrocher au bonheur, respirer sa quintessence.

 

Devant les plissures du temps, teintées d’aquarelle,

Les bras farouches, silencieux, berce les échos éperdus,

Quand au seuil de l’antre les mouvements sont tordus,

L’agonie va s’éveiller, tissant l’obscurité de dentelle.

 

En bout du chemin des coups lourds, la vie bafouille,

La douleur gît, au détour des pages, au parvis du ciel,

Dénudant la nacelle du cœur, les émois au goût de sel,

D’un ondoiement hagard, là-bas, où les ombres rouillent.

 

Comme avant, les songes duvettent mes prunelles,

Lors à l’arrivée de la nuit les étoiles perlent les toits,

Des rayons satinés se précipitent dans les abîmes étroits,

Tandis que la lisière de l’infini s’aromatise de cannelle.

 

©  Liz

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