Fleur éphémère


Fleur éphémère

 

Fleur éphémère

 

La pensée s’échoue dans les profonds murmures du cœur,

Au grès du silence où l’agonie des mots fait des caracoles,

Tel l’écho qui se noie au sable, tel le chuchotis des lucioles,

Sur le désert des sentiments, dans les maux des draps rêveurs.

 

Dans l’abysse affolé s’agrippe les affres d’un amour perdu,

Quand au pied trépidant du temps fane la fleur éphémère,

Sous la brise penchée en secret sur les rives des chimères,  

Pour que les larmes brûlent les blessures d’un destin tordu.

 

Une mélodie éloignée vient envahir les anciens sanglots,

Comme une cascade, bourdonnant ses fuites éperdues,

D’un avenir mordoré, d’une dernière romance ardue,

Fardée de teintes délicates qui valsent, blanchies de flots.

 

Le regard, blotti au ciel, avale une bouffée de printemps,

L’émotion berce le soupir qui s’épanouit sur les lèvres,  

Tandis que l’âme s’envole vers l’émoi qui donne la fièvre,

Au milieu des flammes dévoilées a tes yeux longtemps.

 

©  Liz

Dessine-moi l’espoir


Dessine-moi l’espoir

Dessine-moi l’espoir

Dessine-moi l’effluve d’un bonheur charmant,

Effleure mon visage par ses gammes de beauté,

Quand mon âme irradie cet amour plein de loyauté,

Suspendu à ton cœur, fidèle aveu en or ancrant.

 

Donne-moi ta main, caresse mon rêve qui frémit,

Efface mes larmes enroulées aux coins des lèvres,

Que je puisse t’éblouir, scellée en perle d’orfèvre,

Au milieu des nuits réveillées par ton bruit inédit.

 

Prête-moi ta vue lors les affres du présent m’enterre,

Comme autant des mots égarés en sombres pensées,

Entassés dans l’inquiétude de ma faiblesse insensée,

Jusqu’à oublier le jour d’après, malheur qui m’atterre.

 

Dessine-moi tes mots, esquisse mon abri douceur,

Ôtant la peur au fond d’un avenir parsemé d’affection,

Plongé sous le regard submergé par quelques illusions,

Troublant le sourire où déferle un chant éternel si pur.

 

Donne-moi ton plus beau souvenir, a jamais le graver

Sous ma tempe, tant je voudrai atteindre son sublime,

Quand ton souffle s’imprègne à la lisière des cimes,

Où je serai sauvée par cette grâce venue m’enjoliver.

Et… dis-moi, pourquoi la nuit éclate en mille frissons,

Éprise sous l’ondée des silences troublés d’émotions,

Voguant au gré des yeux qui s’adonnent à la dévotion,

Telles les flammes du soleil levant sur les ardents tisons.

 

Dessine-moi l’espoir, roulis aux fils des jours à venir,

Broderie tissée sur les rebords de cette vie inconsolée,

Pulsant dans un accord triste, tendresse déboussolée,

Craignant que la douleur soit la seul damnation à obtenir.

 

©  Liz 08 janvier 2013

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