Étincelle d’éternité


Étincelle d’éternité

Étincelle d’éternité

 

D’un souffle, la nouvelle aube enrobe les ombres,

Par ses chants, ses rayons roses et ses rêves dorés,

Sous les voiles émaillés buvant le vermeil revigoré,

Le calme se pose sur le feuillage touffu, sombre.

 

La douceur enlace la chair noire des murailles,

Tordue par les vents lassés qui agonisent et veillent,

Les tressaillements des nuées qui encor sommeillent,

Au nid des frôlements muets, coiffés par des ailes.

 

Les songes naufragés s’allongent au fond des rides,

Mystérieuse et solitaire la pensée fouille les flancs,

Là, où gisent les tourmentes saupoudrées de blanc,

Quand le parfum d’émoi s’en vient derrière l’abside.

 

Aux confins des horizons s’achève la mélopée,

Et s’émeut le regard quand les feux, sous le vent,

Volettent en dentelle, arrachant aux miroitements,

Le secret d’une petite étincelle, d’éternité drapée.

 

©  Liz  10 janvier 2014

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