Solitude d’automne


Solitude d’automne

Solitude d’automne

*

Quelques rêves s’affolent drapant la lumière du jour,

Lors, entre le ciel et la terre, l’aube reste interposée,

Tamisant, près de l’horizon, ses fines gouttes de rosée,

Sur un brin de douceur qui résonne en clapotis d’amour.

*

Dans l’air matinal une rose sourit, regard vers le ciel,

Berçant ses pétales brillants de tristesse, de solitude,

Auprès d’une myriade de rayons rouillés de béatitude,

Pour vernir sa belle corolle tourbillonnant dans l’essentiel.

*

Sous les voiles caressants des mots hardis, un cri,

Qui, sans un seul trouble emporte l’éternelle étreinte,

Vers cette beauté fragile, autour de ton empreinte,

Dans les yeux avides d’infini où éclosent les cieux gris.

*

Devant mon cœur brumeux un demain dolent, retenu,

De ses longs soupirs brisant les vœux émus d’ivresse,

Tissés de larmes paisibles d’où s’échappe la tendresse,

Quand l’oubli se précipite dans le puits de son abîme nu.

*

© Liz

L’abîme aux bords des cils


L’abîme aux bords des cils

L’abîme aux bords des cils

 

Dans mes yeux, j’ai le destin qui se plie et se défile,

Comme les grains du chapelet, aux creux des veines,

Quand l’automne borde mes paupières, sans peine,

Frémis logés aux rides, gouttes de corail qui s’enfilent.

 

Dans mon cœur, tu es penché en cerceau de feux,

Lorsque l’azur se couche en feuillettes de lumière,

Chuchotis qui s’ensommeillent dans des prières,

Sous les tonnerres du hasard, au chevet des aveux.

 

 Dans mes mains, j’ai la clef brumeuse des horizons,

Cachée en bouts de chair, dormant en plis d’illusions,

Parfois fouillant les coins pour trouver un trou d’évasion,

De trouble poussiéreux où l’amer joute dans les buissons.

 

Dans mon âme, les pleurs s’encollent, puis pendulent,

Recueillant le vide qui tombe glacé, dénudant la peau,

Juste pour faire passer aux lèvres une treille d’eau,

Ombrage de pétales assoupis par les cils qui ondulent.

 

©  Liz  09 octobre 2013

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