Au chevet des nuits


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Au chevet des nuits

Au chevet des nuits

*

Ému, un bout de ciel s’unit aux mers confuses,

Sous les voiles joyeuses fendues en éclairs,

Guidant le vent glacé à s’écarter dans l’air,

Lors la clarté tombe des étoiles berceuses.

*

Afin que le couchant et ses flammes divines,

Se mirent dans l’éclat de cristal, en ronds creux,

De sa lèvre de corail, son sein amoureux,

Dompte, en roulis, le baiser d’écume ivoirine.

*

Au chevet des nuits resplendissantes de lune,

Tes yeux d’azur, sans frisson, renoue les liens,

D’un geste, soulève l’anneau bohémien,

Et l’orage passe, entraîne le vide aux dunes.

*

Le temps s’échappe, l’âme limpide soupire,

L’astre bleu sur les ondes papillonne heureux,

Ondoyant les cils des songes mélodieux,

Vers les chuchotis des lumières qui respirent.

*

© Liz    

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