Sous la clarté d’azur


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Sous la clarté d’azur

Sous la clarté d’azur

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La nuit tombe, berce l’amour et les étoiles,

Lorsque la cendre du jour oublie l’amer sourd,

Auprès du calme qui éclaire le cœur lourd,

Sous cette clarté d’azur ou danse la toile.

*

Un rêve miellé s’infuse dans l’âme frêle,

Crépit sur l’écorce lisse des bruits subtils,

Sur la blondeur des lunes, dans l’air volatil,

Mûri le parfum sensuel des fleurs fidèles.

*

Pâmé de son désir, flottant dans sa corolle,

Un serment éclat, trouble l’aveu onduleux,

De ce baiser rubané à ton cou joyeux,

Timide et ému, en roulis de barcarolle.

*

Les mots s’enroulent d’extase dans leur étreinte,

Amoureux de tes bras las de cet oubli froid,

De ces maux secrets qui brisent le feu du nid,

Du temps doucereux, de cette farouche empreinte.

*

© Liz    

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Harmonie


 

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Harmonie

 

Harmonie

 

L’aube flotte, peint sur le ciel pur cette page,

Écarte les nuages, se penche dans l’air, 

Laissant naître le jour au vermeil des éclairs,

La grâce divine trémule d’avantage.

 

*

 

Le léger mouvement des brindilles célestes,

Béni le contour du miroir mystérieux,

Comme si son éclat n’est fait que pour les yeux,

Doux abandon surpris en goutte d’améthyste.

 

*

 

Tantôt, l’âme murmure au hasard de la vie,

Et la bonté se mêle au silence éternel,

Le sort exilé appelle le solennel, 

Frémis flottants, langage sublime assouvie.

 

*

 

Ta voix émue berce le songe à ma paupière,

Sous l’ombre ridée de cils ton soupir m’entour,

Un premier rayon frôle ce souffle d’amour,

L’harmonie se trace, limpide de lumière.

 

*

 

© Liz    

Cœur feuilleté


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Cœur feuilleté

Cœur feuilleté

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Sur le bord des cieux glissent les voiles d’azur,

Et la nuit, fraîche, s’enlace d’ombres discrètes,

Un rai de lune pâlit la cime coquette,

Qui semble s’égoutter en ses soupirs d’amour.

*

Des reflets vagues, comme des baisers plaintifs,

Errent en écho à la lueur des étoiles,

Les fleurs ondulent rêvant au fond de la toile,

Dans la langueur de leurs calices réceptifs.

*

L’onde s’effeuille sur ton sourire inouï,

Qui s’enlise amoureux, bercé sur ma poitrine,

Lors ta main dans la mienne, pupille divine,

S’embrasse en coupe des supplices éblouis.

*

Et sans effort, l’heure compte les pas du temps,

Le cœur fleurit, si pur qu’une caste étincelle,

Niché aux torrents en guirlande atemporelle,

Qui songe à ses vieilles souches et au printemps.

*

© Liz    

Une pensée


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Une pensée

Une pensée

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Une pensée, si douce, voltige vivante,

Si loin du temps, dans l’extase de l’univers,

Recueillit les rêves, les rides de mes vers,

Une féerie qui calme cette vie troublante.

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Frémissante, elle transperce mon existence,

Le brouillard du passé, les émois du regard,

Les chemins voraces et leurs désirs hagards,

Afin de prévoir l’amour jusqu’à l’éloquence.

*

Cette pensée, si douce, une grâce légère,

Purifie les faiblesses et mon être entier,

Réclame les liens, le frémis cachottier,

Un songe et le retour d’étoiles messagères.

*

Éphémère, elle coule en aube matinale,

Rythmée des attaches tortillées de rubans,

Diaphane au vent tel un frisson d’océan, 

Entre le néant des cieux et l’âme abyssale.

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© Liz   

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