Quand l’heure frémit


 

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Quand l’heure frémit

 

Quand l’heure frémit

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L’heure noie ses grains de sable, l’âme vibre,

Devant le regard muet, emplit de rêves flous,

Lors, aussi légère que l’air, les frissons fous,

Cambrent leurs baisers bleus à l’aurore sombre.

*

Sur l’île des fragrances, couche la grâce,

Nue de mystères et de secrets visages,

Rivant la solitude d’un tiède alliage,

Aux rêves manqués et aux larmes fugaces.    

*

La pensée veille les bougies pliées d’insomnie,

Et le désir s’épaule sous les doigts nichés

À la cruche des soupirs, aux contours arqués,

Aux saveurs sauvages, veloutées d’harmonie.

*

Lors le cœur enlise la brise nocturne,

Les canons ridés d’errance, blanchis d’hiver,

Démasque le silence gris pour raviver,

La beauté divine sous l’écorce terne.

*

Le cœur poudré de toutes ces nuits pastelles,

S’entoure de nœuds fleuris, de bruits sonores,

De lunes coulant en tons multicolores,

Mêlant dans leurs urnes fleurs nouées de dentelles.

*

Alors qu’un rêve frémit devant l’étoile,

L’énigme écaille l’orbe du miroir fluide,

Les roses sanglotent et l’infini vide,

Éclate en coupes dociles sur la toile. 

*

© Liz    

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