Silences troublés


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Silences troublés

Silences troublés

 

*

Regard ancré aux silences emplis d’azur,

Vers le soleil où se perd l’étoile des nuits,

Je sais le songe aux crêtes des fleurs éblouies,

Au battement du cœur, au friselis des murs.

*

Lorsque l’aube sanglote et ne sais plus rêver,

Dans son grand déversoir il n’est point de larme,

Pendent qu’à l’orée la lune nue se pâme,

Ton sourire m’émeut, frêle vie à garder!

*

Au-dessus de nos lisières floues, le ciel rosit,

Cajole le chemin, les pupilles sombres,

Déposant baisers sur l’épaule des ombres,

Impatient, il frémit ému et puis sourit.

*

Il reste encore le bonheur de ton aveu,

Une odeur rose, l’éclat des lèvres voilées, 

L’exquise caresse, une nuit étoilée,

La coupe d’amour au milieu du nid bleu.

*

© Liz   

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