Itinérance paisible


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Itinérance paisible

Itinérance paisible

*

Le chant sourd des nuits enrobe les cils gâtés,

Par les rêves qui éclosent lors la lune chavire,

Effleurant les crêtes du ciel de sa lèvre de cire,

Le tréfonds de mon âme butée, l’abysse épaté.

*

Un rire cristallin dont les échos font entendre,

Se noue à l’éternel désir, aux harpes des prières,

Animant le crépuscule, le soupir des poussières,

Pour que l’astre troubadour veille l’amour tendre.

*

Le noyau du temps frétille son poids indélébile,

Tombant sous les épaules des voûtes opalines,

Sur la corolle bénie où pendent fragrances divines,

Derrière nos écorces et leurs murmures fragiles.

*

Quelques roses éperdues, imbibées de soleil,

Se fanent en moi, confuses, lors l’innocente fièvre,

De ton silence fendu butine le creux de ma plèvre,

Damnée à ton regard qui trémule en pleurs vermeils.

*

© Liz    

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