Là où le songe murmure


 

11

 

Là où le songe murmure

Là où le songe murmure     

*

Cet hier, le cœur poudré de frimas le cherche encor,

Quand j’étais prête à cueillir la grâce de ton errance,

Là où le temps se compose de frissons de délivrance,

Où, la nudité de tous les mots flamboie dans le décor.

*  

Au feu de ce ciel profond, au creux de son berceau,

Les nuages escortent le tressaillement des tempes,

Contre le souffle mouillé des roses, brisant l’estampe,

De cet ailleurs, de ces douceurs, courbant les sceaux.

*

Etrange moment, lors l’aube se lève le jour sanglot,

Tourments et peurs se bousculent, fragilisant la bise,

Puis, d’un geste gracieux l’horizon s’écoule à sa guise,

Entre mes mains, plus léger que le sourire d’un grelot.

*

Après, quand le silence s’émiette, le songe murmure,

Parmi les dentelles des matins flambés des ombres,

Au pied des cimes tourmentées par des éclats d’ambre,

Et tombe en pluie de lucioles, brodant les toits, les murs.

*

© Liz    

Sans cesse


 

fb70d58a3e033e834ecbdca789014110

 

Sans cesse

 

Sans cesse

*

Sans chute, la lumière se courbe sous les doigts,

Et le silence murmure en déluge, tachant la toile,

Lors dans le regard s’enferme l’éphémère étoile,

Sous l’indifférence des nuées à l’heure du trépas.   

*

Perdu, sans aucun soupir, avec un triste sourire,

Le cœur s’enfuit, frôlant l’incessant de ton allure,

Au-dessus des cieux et de leurs froides fissures,

Glaçant l’antre des larmes, écoutant l’émoi bruire.

*

Sans cesse, je reste là, attendant toujours l’aveu,

Déferlant l’effroi au loin, au sein de l’aube pleurée,

Qui laisse approcher un peu plus l’âme des pensées,

À ce pâle reflet, à ce rêve noyé dans ce triste adieu.

*

Troublé d’une mélodie sans fin, de l’écho lointain,

Le cœur, dentelle vermeille, rouillé dans l’apathie,

Traîne l’invisible présence, fusion brûlante de vie,

Puis s’approche, pas a pas, de ce mirage incertain. 

*

© Liz   

Le printemps arrive


c815d5616e2c1163a7f5623e4ee1d8f0

 

Le printemps arrive

Le printemps arrive

*

Le printemps arrive, doux vol des libellules,

Vers ces horizons bercés de nuages fragiles,

Où le cri d’un nouveau jour reste immobile,

Et la brise parle aux friselis des ombellules.

*

Sous les cils des cieux le vertige des aurores,

Se lamente, ondoie ses désirs comme un adieu,

Doucement, le frisson des roses se saoule, pieu,

Au creux du rêve où veille celui qu’elles adorent.

*

Le printemps arrive, douce envolée des lianes,

Vers les drapés de satin que les champs nuancent,

Amarrant, sans effort, aux anneaux qui fiancent,

La nudité des vertiges impatients et l’étoile diaphane.

*

Le cœur se pli, se soumet au clam du manque,  

Au lien du silence qui l’embrasse par ses aveux,

Dévalant le torrent qui creuse les ondes des feux,

Là où le soleil s’endort aux nappes des calanques.

*

© Liz  

%d blogueurs aiment cette page :