Au seuil des brisures


 

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Au seuil des brisures

Au seuil des brisures

*

Le silence s’installe au-delà des canons, des vagues,

Et chaque mouvement des pétales blancs de l’hiver,

Compose les spasmes, les frissons de quelques vers,

Dans la courbure des rêves, là où la lumière bringue. 

*

J’ai rassemblé mes solitudes au seuil des brisures,

Un sourire sans miroir, le poids du vacarme profond,

La senteur de l’autel dans la pupille stellaire, au fond,

Jusqu’aux puits de mon cœur camés par les fissures.

*

L’hiver s’agenouille et l’écho bruyant de la mémoire, 

Se lamente, fragilisé des cailloux de l’intouchable soleil,

Étouffé de chagrins, arraché à ton pouls sans réveil,

Aux yeux où j’avais peint l’eau pure, ma perle d’ivoire.

*

J’ai entassé l’absence au-dessus du gel, des chaînes,

Et j’ai marché pieds nus démembrant chaque matin,

Lors les vents des mers camouflent l’énigme du destin,

Les milles étoiles et ton entier dans l’abîme des fontaines.

*

© Liz    

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