Depuis l’aube


ob_7e880d_p1060532-jpg

Depuis l_aube

Depuis l’aube

*

Depuis l’aube, chaque matin givre le cœur de l’avenir,

Et les larmes vieillissent, se cambrent dans les pupilles,

Parsemant de silences le berceau ému des charmilles,

Tandis que la nudité du temps camoufle les souvenirs.

*

Aux nœuds de la mémoire s’engouffre l’oracle du ciel,

Des sourires sans miroir, intuitives énigmes mouvantes,

Quand le froid de l’hiver s’ébat sur la lèvre tremblante,

Brûlant les cierges des étoiles dans un baiser émotionnel.

*

La sève de l’univers amplifie la grâce des contours,

À l’interface de nos mondes, sous la lumière rosace,

Qui émousse l’épiderme épais des douleurs rapaces,

Et s’insère à l’aber du cœur jusqu’au pouls de l’amour.

*

Mais ailleurs, les aurores s’unissent par leurs anneaux,

Au-delà des frontières ambrées, aux autels des roses,

Où les murailles sont nues de vœux, légendes et proses,    

Sous la grappe qui anime le vertige et pansent les yeux.

*

© Liz   

%d blogueurs aiment cette page :