En ce matin…


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En ce matin…

En ce matin…

*

Ce matin, sans promesse, pâle de désespérance,

Frisonne fragilisé, dans l’échancrure de l’éternel,

Darde les voiles fins des lueurs, serment solennel,    

Et s’emmêle au souffle brumeux, bafoué d’errance.

*

Ce matin, sans lendemains, ô, terrible déchéance,

D’un nostalgique effleurement qui meurt lentement,

Au-delà du temps où le rêve ne compte pas vraiment,

Car chaque morsure le fait hurler, égayé de délivrance.

*

Ce matin, sans mémoire, saignante d’exubérance,

Murmure troublé, dans l’écorchure aride du cœur,

Usé par la clarté gracile d’un bouleversant bonheur,

S’échappe, telle perles de rosée, marqué de fulgurance.

*

En ce matin, sans secrets, si près de ternes béances,

L’âme engourdit les silences, les feux des tourbillons,

S’accoude à l’appel des coups précipités des carillons,

Pour réinventer les courbes d’une dernière romance.

*

© Liz    

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