Comme pour tenir


 

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Comme pour tenir

 

Comme pour tenir

*

 

Depuis des mois, déjà, aux grains de la mémoire,

J’esquisse ton sourire, petit joyau dans son écrin,

Ambré par l’aurore, usé de temps et de chagrins, 

Tordu en fils des mots, trempé au doux de l’histoire.

*

 

Il traîne parmi les flots d’azurs, criant ses peines,

Volant, tel l’écho grisé, vers l’abysse du creux astral,

Où le divin chant des anges cambre les rives du mal,

D’un blanc discret, saturant le pont des nuits pérennes.

*

 

Parfois, le froid glacé des monts devient ton ombre,

Et sur les chemins, il renverse, sans foi, ton prénom,

Il fredonne, aux cascades des soupirs, son grand renom,

L’allée du royaume en sommeil, l’ultime saison sombre.    

*

 

Puis, l’éternel s’accroche au rêve, aux chairs des lunes,

Parcourant l’univers, animant d’un je t’aime ton reflet,

Au-delà de la cime fragile qui pleure en pas de ballet,

Et veille le poids des paupières tombées dans l’infortune.

*

 

© Liz    

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