Lueur fragile


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Lueur fragile

Lueur fragile

*

Dans ce silence pesant juste quelques pensées,

Survole le vide résigné, à l’abri des troubles noirs,

Dans l’immensité du regard où le cœur est miroir,

Glissant la douceur de l’aube à la voilure fragilisée.

*

Aux portes du ciel fende le trait des voix perdues,

Les perles du brouillard et les embruns des rêves,

L’oubli s’épanche, déchire le temps et l’orage crève,

Délivrant l’immortel sortilège et les douleurs ardues.     

*

Par un étrange accord, là, où se mêlent nos âmes,

Le sort change pour un instant, un précieux mirage,

Clapotis sonore de l’éphémère orné de coquillages,

Par delà des lisières, qui semble effilocher les trames. 

*

Chaque creux de souvenir butine cette lueur fragile,

Petit halo qui me tourmente, chaos qui me déchire,

Dans l’abandon, mon cœur, qu’importe, va franchir,

Le crépuscule muet où se dessine ta silhouette gracile.  

*

© Liz    

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