Pourquoi…


11

 

Pourquoi…

Pourquoi…

*

Pourquoi je dois couvrir ces denses perles d’ivoire,

De silence, lors l’aube vêt de secrets le sombre jour,

Pour déloger le vent qui coiffent les monts d’amour,

Pourvu que le ciel, sans port, nouent les nuits noires ?

*

Pourquoi je dois inventer, sous les glaciales bruines,

Des couleurs pastelles, pour mettre une touche d’hiver,

Rêvant d’un long voyage, pages blanches et fins vers,

Et tant de souvenirs chers, dont l’aquarelle est en ruine ?

*

Pourquoi je dois trébucher dans la boue de ma route,

Epuisée, sans ta main, dans ce labyrinthe de malheur,

Où, sans bruits, sans l’éclat d’un regard, se fane le cœur,

Cerné d’absence, voilé par l’étreinte légère des doutes ?

*

Pourquoi je dois tracer, sur l’aura de l’ombre mouvante,

La douleur des pensées, l’ultime frisson du souffle fidèle,

Là où se berce l’écho d’un feu aérien, les sentiments frêles,

Qui parfois sommeillent, enclavés dans ma chair vivante ?

*

© Liz    

Publicités

Je sais tant de silences


-roses

Je sais tant de silences

Je sais tant de silences

*

Je sens tout l’infini au chaud de ton âme indicible,

Lors le voile de l’horizon l’embrume dans son exil, 

Abandonnée, sereine, gorgée d’amour et si volatile,

Sous la caresse d’une brise légère plongeant paisible.

*

Tel un mystère captif, perlé de taches de lumières, 

Dans l’inconnu de ces demains qui délave mon sang, 

Un petit bout d’étoile, un petit coin de ciel, sans rang,

En quête de couleurs pour cette vie épuisée de prières.   

*

Je sais tant de silences au gré de ton âme invisible,

Et l’amer qui effeuille le torrent démuni de temps,

Abîmant les rêves oubliés sur le toit des printemps,

Dans le néant profond où glisse parfois l’encre sensible.

*

Quelques paillettes aux yeux, une douce empreinte,

Mettent le feu au destin, au secret des matins blonds,

Sur le rebord des aubes brodées de reflets rubiconds,

Puis meurent lentement dans l’abandon, sans étreintes.

*

© Liz    

Mots murmurés


139

 

Mots murmurés

Mots murmurés

*

Enlacée par le froid elle murmure son dernier adieu,

À ce visage gravé dans la mémoire secrète de l’âme,

Quand la réalité embrume son cœur usé, sans flamme,

Sans retrouver un seul souvenir au fond de ses yeux.

*

C’est si étrange parfois ce chemin qui unit l’instant,

Satiné par l’élixir suprême des rêves pâmés à moitié,

Lors les mots fleurissent en gerbe au nom de l’amitié,

Au-delà de la raison, au-delà de ces silences parlants.

*

Amarrée à sa peine elle avance, troublant l’horizon,

D’un regard éperdu, berçant le feu de mille étoiles,

Au rythme du roulis des ombres qui tissent les toiles, 

D’une aube mêlée à la rosée des pleurs, à l’abandon.

*

Un souffle léger, comme un parfum venu d’ailleurs,

Voile les pensées sombres aux creux de ses paumes,

Et la douleur sans fin qui dévore ces hauts-chaumes,

D’où, surpris, l’éphémère va délier à jamais le bonheur.

*

© Liz    

Au sommet de l’émotion


DHselm9V0AATLIH

 

Au sommet de l_émotion

 

Au sommet de l’émotion

*

J’ai déposé mes rêves aux carrefours des brumes,

En réveillant le clapotis de quelques rayons blancs,

Où la mousse légère, gorgée d’eau, piège les flancs,

Et les mots caressent, piétinant l’arpège de ma plume.

*

Le cœur frétille, étreint l’ombre avide de ton image,

Glissant au velours capiteux des souvenirs troublants,

Démuni de l’éclat d’un regard, d’un sourire affolant,

Dans le brouillard d’un parcours en manque de pages.

*

J’ai croisé les cris des instants suspendus à l’aurore,

En ce moment de grâce quand le murmure du matin,

Offre un souffle vaporeux, tissant le silence célestin,

Au pont des cieux, hors du temps, où la vie vient éclore.

*

Un lent tournoiement recueillit les subtiles vibrations,    

Délivre les mystérieux autrefois des âmes sans répit,

Symphonie sacrée d’un chapelet lors le destin décrépit,

Pressé devant l’ultime voyage, au sommet de l’émotion.

*

© Liz  

%d blogueurs aiment cette page :