Silencieuse douleur


 

coeur

Silencieuse douleur

Silencieuse douleur

*

Le temps efface l’empreinte des pas insouciants,  

Lors tu es loin, et moi si près du ciel, de ses failles,

La tempe couverte de givre argenté et de grisaille,

Emiettée d’émois et ficelée d’un froid anesthésiant.

*

Aux liens serrés, encore nichés aux pôles divins,

S’épaule l’étoile, parsemant sa poussière sonore,

Qui éveille le suave parfum aux pores des aurores,

Cambrant les rêves éperdus aux arpèges orphelins.

*

Mon cœur trémule et la tristesse caresse mes bras,

Enroulant les pensées, abandonnant les paupières,

À l’ombre des abysses où je me sens si étrangère,

Titubant dans ton sourire, divagant sur le sable lilas.

*

Tandis que ton image m’amène aux nœuds du sort,

Mon âme se recourbe, engouffrant ta sève lascive,

Au cou du ciel où s’estompent les douleurs captives,

Où l’infini joue à l’anneau du soleil et aux rayons d’or.

*

© Liz    

 05.06.2017  (Un soir pas comme les autres)

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