Au levant argentin


Au levant argentin

Au levant argentin

*

Le frôlement discret du ciel revêt l’aube du jour,

De vapeurs de cannelle, de poussières diaprées,

Reflétant sa dorure sur le rire de ta lèvre pourprée,

Où mon cœur s’infuse au poids d’un désir d’amour.

*

Tes yeux hésitants, nappés du l’ocre des univers, 

M’emmène partout où l’émoi luit par sa mouvance,

Aux bras sablés des rêves, aux arches des alliances, 

Au parvis des exils si riche de toi, aux infinis divers.

*

Dans l’air la brise vibre, alanguie, et chaque matin

Se creuse sur les cambrures des lumières émaillées,

En fil de rosée sur le satin frileux de nos mains enfilées,

Pour que le soleil mène ma vie vers le levant argentin.

*

Là-bas, je vais savoir qui a pu courber la pierre d’iris,

D’un mouvement fléché sur le vertige des merveilles,

Lorsque l’élixir des paupières est butiné par les abeilles,  

Aux creux de nos chemins brodés d’arômes de cassis.

*

 © Liz     

Tu es venu d’ailleurs


Tu es venu d’ailleurs

Tu es venu d’ailleurs

*

Tu es venu d’ailleurs tresser chaque jour de lumière,

Comme un semeur d’amour au cil des yeux humides,

De là-bas, où le temps mûri a l’aube d’un rêve timide,

Tu es venu a pas sertis voler un baiser aux paupières.

*

Au-delà de cet instant s’esquisse l’empreinte complice,

Griffée d’un arc-en-ciel, retouchée en coups de crayon,

De nos âmes en abandon parmi les scintillants rayons,

En traits fondus, mais égarés, de nos aréoles divinatrices.

*

Tu es venu comme une vague à mes heures sauvages,

Lors l’esprit s’évapore sur la crinière épaisse de sable,

Nacrer de quiétude tous les combats du sort inlassable,

Et poser une parure de coquillage au ban de mes pages.

*

Tu es venu sur l’aile des brises, brodé en fil fin de lune,

Tel l’écho en sourdine au bord des sourires volcaniques,

Ombre irréelle en traits ingénus sur mon cœur angélique,

Ébauche fugace résonnant en mouvements des lagunes.

*

© Liz 

Au seuil des illusions


Au seuil des illusions

Au seuil des illusions

*

Aux dernières traces du sourire s’efface le souvenir,

Et une larme sèche sa douleur sur le cœur en fièvre,

Lorsque les mots rompent l’alliance du bout des lèvres,

Et le rêve oublie la caresse qu’hier parfumait l’avenir.  

*

Aux chutes des tumultueux silences s’agrippe le hasard,

En feu dévorant sur les cimes des attentes chagrinées,

Attaché aux nuages qui cascadent vers l’aurore dorée,

Promesse aux mille charmes gravée d’un passé hagard.

*

Aux murmures de mon regard brûlé au creux de toi,

S’enneige le désir sous les rafales glacées des envies,

Gelant mon corps, calmant la soif ardente des folies,

À l’abri des angoisses endormies déjà derrières les toits.

*

Vers tes lisières le dehors se drape d’éclats langoureux,

Et le chant de l’horizon teinte en cramoisi la voûte hardie,

Effleurant à peine les filaments ingénus des rhapsodies,

Au seuil de mes illusions, au-delà des maux douloureux.

*

© Liz

C’est lui…


C’est lui…

C’est lui…

*

D’un sourire fugitif il enfile l’aiguille des horloges,

Pour arrêter les heures tristes aux pieds des murs,

Là où l’odeur des restes du temps pâlit a l’âge mûre,

Sous un pan de ciel qui couvre l’âme comme une toge.

*

Il est ma mémoire, ma contemplation secrète,

La douceur sans pareil plissée a mon regard grivois,

Mon hier, la perle séchée en bouclier, l’ultime envoi,

L’envers du miroir qui délie les toits des nuits prêtes.

*

Sous les intempéries acides il est sursaut de vie,

Traversant mon cœur camouflé au fond du tunnel,

Esquissant l’emblème d’un instant presque éternel,

Aux gouffres des silences, au gré des aubes assouvies.

*

Il est l’aveu d’un autrefois, l’écume de mon histoire,

Qui écorche mes paupières, mes tempes sauvages,

L’étincelle qui pleure en baisers blondes sur le visage,

Signant de mille souvenirs mes pages contradictoires.

*

© Liz 

Derrière ces mots


 

Derrière ces mots

Derrière ces mots

*

Au creux des aubes diamantines miroite la solitude,

Mes matins tremblent, le présent encore se trouble,

Et chaque souffle frémit, s’écorce à pleur d’érable,

Lors les intimes courbures s’auréolent de béatitude.

*

La brume encre le jour aux couleurs de ton absence,

Aux murmures échoués sur les sables floconneux,

Perlant le fil d’émotion qui embrasse mes cils curieux,

De l’écho sourd des cantilènes, de rosée bleue faïence. 

*

Au-dessus du vide tu es partout, l’espace d’une seconde,  

Dévisageant le temps qui traverse le vent du parvis forain,

Pour que je vive ton rêve, ce rêve qui porte mes demains,

Enlacés en nœuds passionnés, brisant les lueurs immondes.

*

Sans bruits, au gréement de ces pensées murmurées,

Des bribes de ton cœur en diadème serti sur mon sourire,

Comme autant de secrets partagés, de tendres soupirs,

Derrière ces mots, en chaque morceau de poésie affleurée.

*

© Liz

Tu es toujours là


Tu es toujours là

Tu es toujours là

*

Tu es toujours là, dans le vacarme de mes pensées,

Et tes yeux discrets et le parfum troublé de tes bras,

Comme une empreinte en creux tu retiens mes pas,

Invisible émotion qui loge dans mes veines corsées.      

*

Tu es dans mes souvenirs, en quelques étoiles perlées,

Sur le contour des aubes, dans le souffle de mes émois,

Pourtant je ne dis pas que demain effacera le désarroi,

Mais je vais voler encor au temps ses vibrations ourlées.

*

Tu es toujours là, dans le manque des heures voilées,

Et ton sourire et les maux qui s’entaillent aux désirs, 

Et cette envie qui me frôle, juste un instant, un soupir,

Lors les pleurs étouffent le vide de ma passion enfilée. 

*

Tu es dans mes promesses, dans mon âme dénichée,

 Au fond de mon être, dans le nouveau soleil levant,

Derrière chaque seconde, dans cet ailleurs captivant,

Surtout quelque part en moi, entre mes larmes cachées.

*

© Liz

Au-delà des rêves


 

Au-delà des rêves

Au-delà des rêves

*

À l’ombre du regard, dans cet ailleurs duveteux,

Au-dessus des étoiles, où les rêves prennent vie,

Devant l’illusion incandescente et les ondes ravies, 

La nuit frôle le silence, chargée du feu de tes yeux.

*

D’un léger clapotis l’air tresse les accords parfaits,

D’une douce mélodie, souvent liée aux incantations,

Aux torrents des sensations resplendissant d’émotion,

Réunis dans des étreintes sous des halos décoiffais.

*

La douceur de l’instant caresse mon cœur envieux,

Pendant que le bonheur feutre le bleu des trames,

Mêlé au lien inoubliable qui fusionne les fines lames,

De tous ces souvenirs dévastés de soupirs langoureux.

*

Sans savoir, dans les tréfonds pâmés d’un autre temps,

J’ai parcouru chacun de ses méandres, de ses courbes,

Pareils aux échos du vent enroulés sur les couleurs acerbes,

Au-delà des rêves, au-delà de l’infini, où naît le printemps.   

*

© Liz

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