Dans l’agonie du lendemain


 

Dans l’agonie du lendemain

 Dans l’agonie du lendemain

*

Aux confins de mon horizon j’esquisse ton univers,

De jolies arabesques autour de mes blessures lourdes,

Ancrées aux courbes enchaînées des cimes sourdes,

Par-delà de l’obscurité, jusqu’à l’apathie de mes vers.

*

Au loin, une mélodie enserre, sans cesse, mes maux,  

En coup d’archet noyé aux sèves des ombres bleues,

Qui s’attardent sur les notes nichées aux heures feues,

Où les regards se figent dans les baisers des anneaux.

*

Aux songes déjà oubliés j’esquisse les échos secrets,

D’une aube apaisée, ondoyant en souffle d’aquarelle,

À l’heure où mon ciel se nimbe de ses fines dentelles,

Chuchotant au vent l’agonie du feu chimérique, discret.

*

Au lendemain silencieux, devant les sortilèges voilés,

L’empreinte du vide glisse, caresse la peau des ténèbres,

Sous la lumière fugace de l’exorde en oraisons funèbres,

Quand je ne sais retenir l’étrange désir d’un ailleurs ailé.    

*

© Liz

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