Tout près des neiges éternelles


Tout près des neiges éternelles

Tout près des neiges éternelles

*

En larmes cendrées le souvenir du cœur s’est fendu,

Murmurant sa tristesse et son vide aux traces nuitées,

Sous les assauts de grandes tempêtes voguant agitées,

À la dérive de mes pas esseulés sur le chemin confondu.

*

En poussière d’éclat le désert du destin s’est effondré,

Bousculant d’un dernier battement le sens de la solitude,

Lors le crépuscule pleure ses gammes, quelle béatitude,

Dorénavant sur les rêves, ondule mon sort d’azur poudré.

*

En pluie d’étoiles le mirage sur le miroir s’est dévoilé,

Sinuant sur les fissures du temps, pansant les frontières,

Après l’appel des mots accrochés au satin des paupières,

Où la douceur parsème son parfum sur les sillons voilés.

*

En récifs de mer, dans un instant, le désir s’est fondu,

Incarnant la caresse de son soupir aux nuits vermeilles,

À la limite des abysses couverts des cimes en corbeille,

Tout près des neiges éternelles et du bonheur attendu.

*

© Liz

%d blogueurs aiment cette page :