Le souffle de mes rêves


Le souffle de mes rêves

Le souffle de mes rêves

*

Et cette vie déchirante, aux battements hélant,

Qui avance perdue devant l’absence camouflée,

Fuyant le vide, le manque, l’ombre emmitouflée,

Emmurée aux mots portés par des cris souffrants.

*

Et ce temps d’hier qui me rappelle tes sourires,

Enlacés aux miens quand on gardait les heures,

Collées les unes sur les autres, mises en valeur,

Par le souffle de mes rêves sans briser les désirs.

*

Et la douceur de mes nombreux secrets enflammés,

Au profond de ma gorge nouée a tant d’émotion,

Que je ne saurais oublier quand, plein de séduction,

Ton regard, auquel j’appartenais, mon monde a entamé.

*

Et tous les silences qui nous poursuivent sans répit,

Emplissant nos vies par quelques marées désirées,

Toutes ces images volées au temps, aux pluies cirées,

Chuchotent à chaque instant leurs joies et leurs dépits.

*

© Liz

Murmures d’octobre


Joyeux anniversaire, Liz!

Murmures d’octobre

Murmures d’octobre

*

Dans son cortège de feuillage sombre, mon âme errante,

S’accroche à son destin, s’entoure d’un lent murmure inédit,

Esquissant en quelques prouesses ce jour d’octobre attiédi,

Avant que la vie triomphe encore par sa tristesse accablante.

*

Aujourd’hui, l’émoi des anciennes pensées contrariantes,

Palpite sous l’onde cristalline, petite perle sur les cils émus,

Lors le parfum de l’univers s’enferme dans le regard abattu,

Près du rayon morne niché dans la cruche des nuits cassantes.

*

Exilée parmi ses roses fanées, frémissant dans son attente,

Souvent là-bas, loin, si loin, au creux de ses rêves attendris,  

Elle veut toucher des sourires, calmer son cœur assombri,

Pour qu’au bout du chemin l’aube rouillée devient éclatante.

*

 Une frêle lueur empourpre d’azur ses heures impatientes,

Et ses doigts tâchés d’encre jouent avec des mots camaïeux,

Lorsqu’aux tréfonds de ses prunelles saignent le néant pieux,

Pour un brin de tendresse, pour une caresse envoûtante.

*

Emperlée par la rosée du jour, ta silhouette charmante,

Vient effacer le temps perdu et ses méandres endoloris,

Taquinant les songes qui tiennent sa main dans ce pré fleuri,

Parmi ces bouts des roses butinés d’une orée troublante.

*

Sous le toit d’hier, le passé reste figé dans l’histoire absente,

Et les souvenirs cascadent donnant naissance aux vœux,

Une parure d’étincelles, cadeau, pour cet anniversaire bleu,

À l’ombre du temps, par-dessus de la poussière opalescente.

*

Ce jour est venu, sans trompette ni paillettes brillantes,

Grisant de rouge, orange et d’or l’air de ce diaphane jeudi,

D’un souffle d’aquarelle sur sa toile transparente d’organdi,

En accords serrés sous la mousse d’une lumière aveuglante.

*

© Liz

Sous l’aile du vent


all what do you need

all what do you need

Sous l’aile du vent

*

Au bout de ces jours tissés par des silences feutrés,

La brise parfumée trésaille au pied des avalanches,

Sur les rebords d’un ciel violet où dort la lune blanche, 

À l’ombre, dévorant les aurores de son regard outré.

*

Aux contours froissés des songes où vibre le miracle,

Les liens brisés de cette vie renouent leurs alliances,

Pour faire croire que l’illusion n’est plus souffrance,

Sans doute, une inépuisable source en ton d’oracle.

*

Au fond de mes regrets déverse l’énigme du désir,

Accablée par tant d’orages, blessée par les douleurs,

Quand le chagrin de mon front arrose les couleurs,

Et que ta voix calme le berceau rouillé de nos plaisirs.       

*

Au sein des vagues lourdes déferle le dernier soleil,

Qui de sa flamme brûle les ténèbres, creusant la terre,

Sous l’aile frisée du vent qui sanglote, griffant la pierre,

D’un baiser solitaire au milieu de nos impasses en éveil.

*

© Liz

Émue et démunie


Émue et démunie

Émue et démunie

*

Mon souffle soulève les voiles grisés de poussière,

Posés sur les mots fondus, rythmés de sentiments,

Au son d’une vie lancinante, infligée de châtiments,

Alors qu’elle passe sursautant en étreinte de lumière.      

*

Enserrés dans un silence vidé, en creux d’absence,

Sur les vitres du ciel les rêves empressés virevoltent,

A chaque soupir ardu qui s’égare le cœur désinvolte,  

Parmi les chuchotis délicats en frémis de quintessence.

*

Depuis que sur ma peau l’émoi des caresses stériles,

Se colle aux souvenirs, brûlant les piliers du berceau,

De tous nos instants ne restent que quelques lambeaux,

Car maintenant le bonheur est glacé et la tendresse fragile.

*

A force de trop marcher vers le sommet de la douleur,

Sur le sable mouvant j’ai laissé tous nos matins faner, 

Jusqu’à oublier le désir de mon âme, quelquefois flâner,

Émue et démunie, au pied d’un autrefois tissé de fleurs.

*

                             © Liz

Nostalgie d’octobre


Nostalgie d’octobre

Nostalgie d’octobre

*

Sous un dais des feuilles par la rouille pourprées,

Silencieux, le songe se dissipe, pâle de langueur,

Sur les bords des ténèbres, sur les lourds cœurs,

Et dans l’étreinte vaporeuse des aubes diaprées.

*

Lors, à l’orée du ciel d’automne pâmé de tristesse,

Pendant quelques instants, des regards étranges

Déchirent l’air embaumé par les énigmes des anges,

Voguant parmi leurs voiles d’une extrême finesse.  

*

Bien loin, des nuages orageux, livides d’éternité,

Dans leur pèlerinage jouent avec des vents inconnus,

Ciblant la vieille cloche qui tinte en sons continus,

Devant les frimas du temps qui trouble la sérénité.

*

Alors, en coup d’archet, l’âme va galber la nostalgie,

De ces jours rêveurs, de ces horizons en pleurs,

Qui s’agitent, fardant l’ombre brumeuse des ailleurs,

Par des chuchotis qui compose une nouvelle élégie.

*

© Liz

Émotions en teinte d’automne


Émotions en teinte d’automne

Émotions en teinte d’automne

*

J’ai erré si longtemps dans l’ombre de tes secrets,

Cœur à la dérive j’ai butiné le rêve qui a bercé la lune,

Bouleversée par cette voix qui s’échoue sur les dunes,

Satinant l’instant d’un bonheur qui papillonne discret.

*

Auprès des frontières aveuglées par les souvenirs,

Dans ce silence qui valse en lente et délicate romance,

Je lance, assise au pied des cieux, les dés avec aisance,

Pour qu’aux creux des doigts s’entasse le proche avenir.  

*

Depuis, je regarde l’horizon fardé en teinte d’automne,

L’âme envahie par les feuilles qui tombent innocentes,

Accrochée à la naissance des émotions opalescentes,

Esquissant avec candeur des sentiments qui violonent.

*

                 Enroulé dans les reflets mordorés, presque métalliques,                    

Un parfum effleure lentement les déchirures enchaînées,

Sur la route éperdue qui ne peut dérober à sa destinée,   

Quand le temps s’évanoui sous la morsure de l’air idyllique.

*

       

         

 © Liz

Solitude d’automne


Solitude d’automne

Solitude d’automne

*

Quelques rêves s’affolent drapant la lumière du jour,

Lors, entre le ciel et la terre, l’aube reste interposée,

Tamisant, près de l’horizon, ses fines gouttes de rosée,

Sur un brin de douceur qui résonne en clapotis d’amour.

*

Dans l’air matinal une rose sourit, regard vers le ciel,

Berçant ses pétales brillants de tristesse, de solitude,

Auprès d’une myriade de rayons rouillés de béatitude,

Pour vernir sa belle corolle tourbillonnant dans l’essentiel.

*

Sous les voiles caressants des mots hardis, un cri,

Qui, sans un seul trouble emporte l’éternelle étreinte,

Vers cette beauté fragile, autour de ton empreinte,

Dans les yeux avides d’infini où éclosent les cieux gris.

*

Devant mon cœur brumeux un demain dolent, retenu,

De ses longs soupirs brisant les vœux émus d’ivresse,

Tissés de larmes paisibles d’où s’échappe la tendresse,

Quand l’oubli se précipite dans le puits de son abîme nu.

*

© Liz

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