Le soupir d’une étreinte


Le soupir d’une étreinte

Le soupir d’une étreinte

 

Ce soir, une goutte de lune rutile sur mon front,

Comme un petit joyau fragile, étincelle candide,

Parmi les empreintes qui tachent les nuits livides,  

Émiettée au creux des rêves, essuyant les affronts.

 

Au pied des aurores lasses, festonnées d’ambre,

Le silence grisé s’égare dans les eaux profondes,   

Glissant sur la blancheur des doigts, folie blonde,

Qui émeut avant de suivre les méandres sombres.

 

D’un dernier effort ma paupière dentelle le vide,

Au-dessus du ciel qui pâlit d’émoi sous son écorce,

Afin qu’au couchant les chuchotis se renforcent,

Sur les bouts de mon cœur greffés au désert aride.

 

Une brise parfumée se plie sur mon regard naïf,

Quand le hasard blotti ton ombre sur ma poitrine,

Contre ton souffle l’étreinte vibre sa corde divine,    

Agenouillée sur ma peau, soupir d’un débat émotif.

 

© Liz

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