Le doux réveil


Le doux réveil

Le doux réveil

 

Dans l’air tissé par des secrets mystérieux,

Voilé d’une délicieuse pourpre transparente,

Rayonne le matin devant une symphonie lente,

En parfaite cadence frôlant le ciel merveilleux.

 

L’extase des orées satine l’aube de vermeil,  

Et sous l’émoi vif le songe naît d’effervescence,

Dans l’éternel décor d’une infinie magnificence,

Lorsque le regard s’envole aux creux du l’éveil.

 

Tandis que l’infini des silences peint un souvenir,

En touches de douceur, en teintes des aurores,

Le cœur suit le jeu émotionnel des voix sonores,

Quand le présent épouse l’âme hardie de l’avenir.

 

Au-dessus des draps fins, froissés par des soleils,

L’immensité glisse, légère, de baisers enrubannée.   

Dorénavant l’amour s’habille d’une beauté surannée,

Devant l’œil où l’or du jour dessine un doux réveil.

 

© Liz

Suspendus aux cils


Suspendus aux cils

Suspendus aux cils

 

Sous les toits penchés, vêtus de leurs silences étroits,  

Le soir tombe sa guipure de soie, broderie frileuse,

Flottant dans la torpeur qui brouille la vue fouilleuse,

Par-dessus des parures qui unissent les désirs moites.

 

Au fond des cambrures des cimes un écho vibrant,

Naît à l’instant, sous les paupières mi-closes, tièdes,

Telle une caresse, hachée d’une tentation qui obsède,

Enveloppée dans la vapeur peuplée de cris délirants.

 

Au milieu des abîmes béants frémit le souffle géant,

Loin des crépuscules frisés en chutes des lissières,      

Troublant les rêves dessinés en fleurs de lumière,

Suspendus aux cils, sous le poids des regards errants.

 

L’heure matinale pousse le ciel griffé par des éclairs,

Sous les averses sourdes allumant les cendres lourdes,

Parmi les doux murmures vidés dans les mains gourdes,

D’où des baisers s’enfilent et bruissent en feux si clairs.

 

© Liz

Dans ce coin de mon cœur


Dans ce coin de mon cœur

Dans ce coin de mon cœur

 

Parfois, je te vois parmi les lueurs des aurores,

Berçant l’éclat posé sur mon front en diadème,

Quand le silence étreint les vagues qui sèment,

Sur les méandres du temps mon oraison sonore.

 

Dans un coin de mon cœur, perlé de tendresse,

Se mêlent les rêves émouvants des matins blancs,

Qui se noient dans l’eau calme des yeux volcans,

Où les mirages veloutés tremblent d’allégresse.

 

Parfois, un désir assoiffé de feu perce ma couche,

Tandis que la gorge nue gémit, lacérée d’émois,

Lors à la pointe du jour la nuit s’endort chez-moi,

Et sous le sortilège ton souffle envoûte ma bouche.

 

Au creux de tes mains je suis cette ligne bleue,

Issue du sanglot des roches, du chagrin des vents,

Pourprée de larmes séchées au ventre des chants,

Quand la douleur s’enfuit vers les cieux à mille lieues.

 

© Liz

Poussière de pourpre


Poussière de pourpre

Poussière de pourpre

 

Un souffle nouveau affole la douceur des mots,

Qui surgisse, remuant sur les confins des lèvres

L’émotion, mise à nue, telle une dentelle d’orfèvre,

En ces nuits éveillées par la magie des angelots.

 

Lorsqu’à l’orée qui étreigne les désirs solitaires, 

Les derniers murmures frôlent la pensée égarée,

D’un seul cri, les bruits violents des ombres tarées,

Agrandissent le gouffre de l’oubli à coups volontaires.

 

Plongée sous l’écume des sentiments éternels, 

L’âme troublée saigne ses blessures embuées,

Sans pouvoir parvenir à la cime des envies vouées,

Où les songes s’esquissent en regards passionnels.

 

Quelques rayons effarouchés élancent le ciel, 

Leurs soupirs s’enroulent en poussière de pourpre,

Parmi les ondes qui ourlent les murailles propres,

Et au sein des lourdes fentes qui cache l’existentiel.

 

© Liz

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