Souvenirs tatoués de vide


Souvenirs tatoués de vide

Souvenirs tatoués de vide

 

Au-dessus de la neige grelotte la rose dernière,

Quand le soir frileux s’en vient en reflets frisés,

Ses pétales nus s’égrènent dans un ultime baiser,

Tel un douloureux interdit qui sanglote en prière.

 

Lorsque les heures tissent les mailles rompues,

J’entends des cris profonds et lourds d’abandon,

Qui transpercent les cœurs gris, satinés de pardon,

Et retombent en silence sur les coquilles crépues.

 

Sous les voiles embrumés des nuits assombries,

Tout autour des ravins remués, un chant d’anges,

Frémit sur les draps rocheux d’un blanc étrange,

En échos redoublés, reposant au pied des féeries.

 

Sur les toits, un rêve se brise, O, foudre délicate,

Il se faufile, a chaque instant, pressé et avide,

Impatient, entre deux souvenirs tatoués de vide,

Se pose, à l’abri des maux, sur des lèvres écarlates.

 

©  Liz

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