Dans l’œil de l’infini


Dans l’œil de l’infini

Dans l’œil de l’infini

 

Les pensées effeuillent le ciel brumeux et vide,

Sans couleurs secrètes, ni étoiles auréolées,

Éventrés d’illusions qui pendouillent esseulées,

Dans la douleur, au chevet des rêves insipides.

 

Mes doigts greffent l’émoi aux pôles de l’horizon,

Au hasard, à travers les cailloux des ornières,

En creux des heures troublées, dans la poussière,

Sur les croûtes d’un temps secoué par l’abandon.

 

Un air glacé souffle l’orage têtu vers les abysses las,

Entre les vibrations de l’univers et le son des ondes,

Où les tonnerres s’accrochent aux nuits blondes,

Devant la source d’une nouvelle aube couleur lilas.

 

Tantôt, la nuée se noie dans l’œil noir de l’infini,

Lorsqu’au creux de la main se courbe la couche,

Et le vent sanglote parmi les vagues farouches,

Quand de son ventre née la chair des jours bannis.

 

©  Liz

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