Les mots se sont tus


Les mots se sont tus

Les mots se sont tus

Dans le feuillage épais pendu a l’ourlet des treilles,

Parmi les chemins lumineux errant à te chercher,

Disparaît l’ombre de tes pas qui finit par m’écraser,

D’un simple mouvement engouffrant les merveilles.

 

Une brise tiède, invisible, éloigne le sourire, la joie,

Là-bas, où tout tremble, dans les abysses du temps,

Sous le bercement vif des souffles, assez longtemps,

Au fond du hasard crépu qui parfois devient la proie.

 

Le matin chaud et doré a cru trouver la belle étoile,

Quand l’azur, sur la trajectoire pâle, vient animer, 

Des signes inconnus à l’horizon sans vouloir l’abîmer,

Juste tacher le destin par des empreintes sans voile.

 

Soudan, l’émotion  entraîne cette douce caresse,

Et les cieux s’ouvrent, borde l’œil drapé de velours,

Au loin, l’aube frémit ses silences feutrés, ses amours, 

Devant mon cœur vide de bonheur, étrange paresse.

 

© Liz

%d blogueurs aiment cette page :