Dentelle des ondes fragiles


Dentelle des ondes fragiles

Dentelle des ondes fragiles

 

Dans le miroir, le temps s’enfuit en symphonie,

Papillonnant au fond des yeux en harmonie souvent,

Lorsqu’au passage l’heure frissonne sous le vent,

Et le silence des mystères s’abreuve d’euphorie.

 

Tout près, renaît dans l’air frais l’aube nouvelle,

Au-dessus des échos dorés, des reflets merveilleux,

Quand, au levant, le soleil ceint les rêves des cieux,

Fixés sur l’horizon, dans l’immensité intemporelle.

 

La rosée tombe, une féerie en clapotis de lumière, 

Décor dressé par la magie qui butine doucement,   

À fleur de tendresse les mots glissent lentement,

Vers les hauts sommets où l’émoi emmure les lisières.

 

Une pluie de frissons dentelle les ondes fragiles,

En cet été brûlée d’émotions,  de désirs secrets,

Courbée sur la peau fébrile d’un doigt discret,

Frémissant tel un ruisseau calme blanchit d’argile.

 

© Liz

Au cœur de l’éveil


Au cœur de l’éveil

Au cœur de l’éveil

 

Lorsque l’aube éveillée glisse sa robe purpurine,

Sur les versants sereins mûrissent ses feux gracieux,

Les berges des cieux jointent ce chaos lumineux,

Mêlant les vapeurs dans leurs coupoles azurines.

 

Les teintes vives du matin scintillent immaculées, 

Sur le rebord des vallons tel un souffle caressant,

Au seuil du feuillage, quel spectacle attendrissant,

Quand chaque silence approche l’ondine esseulée.  

 

Sous l’ombrage des pensées, une voix cristalline,

Respire, lentement, la flamme muette du soleil radieux,

Source sacrée qui perce l’âme d’un air mélodieux,

Sensible aux louanges entonnées en notes sibyllines.

 

Comme autrefois, ta main se penche assoiffée,

Sur mon front troublé par les vents étourdissants,

Dans l’herbe, où l’écho s’emmitoufle languissant,

Confuse, elle s’accroupie auprès de l’auréole étoffée.

 

© Liz

Sous les vieux arceaux


Sous les vieux arceaux

Sous les vieux arceaux

 

Le soleil d’été brûle le frémis des matins clairs,

Au creux des silences, sur les feuilles argentées,

Parmi les heures qui glissent en mailles tricotées,

Vers l’horizon épais, hanté par la lueur des éclairs.

 

L’orage gronde parmi les murmures des arbres,

Et tombe en tourbillon sur leurs écorces tachées,  

Au-dessus des rêves éteints, des ombres archées,

Où quelques nuées s’électrisent en reflets d’ambre.

 

Sur le mur blanc les bruits émiettent un brin d’air,

La lumière en feu reluit en-haut de la colline clouée, 

Tandis que la fraîcheur berce l’onde a la fleur vouée,

Attendant qu’on la voile d’un azur en teintes de chair.

 

Le ciel se perle de clarté, traverse les arceaux sobres,

Penchés sur la sérénité, qui carillonne, abandonnée, 

Lors le jour crépite au fond d’une mélopée vermillonnée,

Au loin, enfin, l’aube pâle s’allonge dans l’œil sombre.

 

© Liz

Dans l’œil de l’infini


Dans l’œil de l’infini

Dans l’œil de l’infini

 

Les pensées effeuillent le ciel brumeux et vide,

Sans couleurs secrètes, ni étoiles auréolées,

Éventrés d’illusions qui pendouillent esseulées,

Dans la douleur, au chevet des rêves insipides.

 

Mes doigts greffent l’émoi aux pôles de l’horizon,

Au hasard, à travers les cailloux des ornières,

En creux des heures troublées, dans la poussière,

Sur les croûtes d’un temps secoué par l’abandon.

 

Un air glacé souffle l’orage têtu vers les abysses las,

Entre les vibrations de l’univers et le son des ondes,

Où les tonnerres s’accrochent aux nuits blondes,

Devant la source d’une nouvelle aube couleur lilas.

 

Tantôt, la nuée se noie dans l’œil noir de l’infini,

Lorsqu’au creux de la main se courbe la couche,

Et le vent sanglote parmi les vagues farouches,

Quand de son ventre née la chair des jours bannis.

 

©  Liz

Jusqu’au creux du vent


Jusqu’au creux du vent

Jusqu’au creux du vent

 

Ce soir, sur les toits brouillés des lunes rêveuses,

J’entends la pluie, frileuse flûte chargée de chagrin,

Qui s’enveloppent, tout près, d’un silence pérégrin,  

Avant de s’endormir au creux de la nuit caverneuse.

 

Là-haut, une perle pâle, telle une cicatrice blanche,

Entre deux rêves, dans l’écrin feutré des cieux brisés,

Luisante torpeur dans l’émeraude des regards hissés,

Qui palpite, légère caresse sur les fissures qui flanchent.

 

Sur le dos des reflets opalins mourant en floraison,

Le bruit du temps pressé résonne en vibration vide,

Emprisonnant une mélodie qui embellit le teint livide,

De chaque couleur dévorée par la dernière saison.   

 

À la descente précipitée, cambrée des silhouettes,

L’âme pâmée vagabonde sur des vagues sourires,

Dans un ailleurs apprivoisé par son ombre en délire,

Jusqu’au creux du vent où se brise l’aile des alouettes.

 

©  Liz

Inventer le bonheur


Inventer le bonheur

Inventer le bonheur

 

Frôlant cette vie peuplée d’ombres vagabondes,

Le pas languissant d’attendre s’accroche à l’instant,

Ramassant la fraîcheur du jour, sinuant distant,

Pour pointer l’émoi contre la tempête furibonde.

 

En passant, le regard tresse les paroles blanches,

Et le silence nimbé d’étoile s’effondre en manège,

Déposant le rêve aux plis des draps, légère arpège,

À l’abri des regrets, des maux, des plaies étanches.

 

Lors, mon cœur, sans démarche, sera à ta porte,

Au langage de tes mains il enlèvera son habit noir,

Enfin, un soleil désireux brûlera les aériens couloirs,

Et le ciel s’agenouillera devant les feuilles mortes.

 

Au fil des songes suspendus aux feux des souches,

Le bonheur s’invente dans l’écho des éclats vermeils,

Dans la chaleur des bras, dans un sourire sans pareil,

Dans chaque mot chuchoté par mes yeux à ta bouche.

 

©  Liz

Les mots se sont tus


Les mots se sont tus

Les mots se sont tus

Dans le feuillage épais pendu a l’ourlet des treilles,

Parmi les chemins lumineux errant à te chercher,

Disparaît l’ombre de tes pas qui finit par m’écraser,

D’un simple mouvement engouffrant les merveilles.

 

Une brise tiède, invisible, éloigne le sourire, la joie,

Là-bas, où tout tremble, dans les abysses du temps,

Sous le bercement vif des souffles, assez longtemps,

Au fond du hasard crépu qui parfois devient la proie.

 

Le matin chaud et doré a cru trouver la belle étoile,

Quand l’azur, sur la trajectoire pâle, vient animer, 

Des signes inconnus à l’horizon sans vouloir l’abîmer,

Juste tacher le destin par des empreintes sans voile.

 

Soudan, l’émotion  entraîne cette douce caresse,

Et les cieux s’ouvrent, borde l’œil drapé de velours,

Au loin, l’aube frémit ses silences feutrés, ses amours, 

Devant mon cœur vide de bonheur, étrange paresse.

 

© Liz

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