En souffle d’évasion


En souffle d’évasion

En souffle d’évasion

 

De loin, tes yeux frôlent les frémis silencieux,

Qui perce ma gorge enfilée, envahie de tristesse,

Pour apaiser les tourments d’une invisible ivresse,

Loin du désert brûlant, d’un lendemain brumeux.

 

Tantôt, l’ondée du jour délivre tous mes secrets,

En miroitements légères, posés sur les fleurs fragiles,

Ainsi, un chuchotis s’échappe de mes lèvres graciles,

Lorsque je te rêve, captive de ces moments discrets.

 

Au zénith d’une tendresse qui inonde nos visages,

Le bonheur s’allonge, près de la couche profonde,

Quand la peau des nuits revêt les branches blondes,

Alourdie par la douleur, dépouillée de son corsage.

 

Je sais sous les paupières secouées par mes frissons, 

Des songes sillonnant en quelques perles de rosée, 

Des pétales émus sur le front ombragé des pensées,

Et des souffles d’évasion égarés sur les ardents tisons.

 

©  Liz

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