Je reste là…


Je reste là…

Je reste là…

 

À la lisière des ombres porteuse de nos errances,

Sous le voile léger des nuits où frémissent les bras,

J’ai creusé des rêves sur le silence enraciné des pas,

D’où naît le vent, la douleur marquée de fulgurance.  

 

Dans le terreau du cœur j’ai semé ma fleur bleue,

Qui éclot au fond des prunelles comme l’arc-en-ciel,

Petit noyau arrosé a chaque aube par la sève du ciel,

Lors le printemps venu s’épanche sur l’âme chenue.

 

Plus haut que les barreaux grimpant à la chaînette,

Mes émotions glissent, coulent en toi dans un baiser,

En tresse de souvenirs, enfilés sur les chemins biaisés,

Tracés du doigt mouillé d’une lune encore jeunette.

 

Tantôt, un air chaud enlace l’étoile de porcelaine,

Et au calme des mains qui ne savent plus caresser,

Doucement, l’œil se fixe, mélancolique, a faire danser

Les sourires, jaillissant en trilles de l’eau de la fontaine.

 

Libérée, je reste là, en attendant je ne sais pas quoi…

 

©  Liz

Ce jour rouillé d’octobre


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Joyeux Anniversaire a … moi… 

Ce jour rouillé d’octobre

Ce jour rouillé d’octobre

 

Sous l’écorce du  jour, en attente, l’aube rose frétille,

Et les rayons frisés traînent leurs longs voiles vermeils,

Sur un ciel azur, étonné des frissons qui sommeillent,

Aux creux de l’antre entrouvert où le bonheur pétille.

 

La lumière glisse en petites rafales torrentielles,

Éclats ourlés de feuilles brumeuses, du vide affamé,

Qui fouillent mes ans dévêtus par les regards pâmés,

Cachés dans l’ombre éventrée des dunes éternelles.

 

Ton souvenir confus s’écoule comme sève sacrée,

Au clair-obscur de mon vivant nacré de faibles sons,

Jusqu’à la blanche fenêtre où l’émoi chute en tessons,   

A la saveur de ta bouche qui sur ma peau reste ancrée.

 

Ce jour rouillé d’octobre palpite sur ma poitrine,

Dans le baiser des mots qui est scellé à tes silences,

En fente fébrile, gage frêle qui signe et ensemence,

Dans tes yeux l’ivoire effeuillée par la grâce divine.

 

©  Liz

Mon cœur


Mon coeur

Mon cœur

 

Mon cœur étourdi n’est qu’un grain de mélancolie,

Qui scintille ému sur les rebords des nuits en transe,

Courbant les silences blottis dans leurs petites anses,

Une enveloppe d’amour aux reflets aigus des folies.

 

Il tisse de sa chair le frisson qui se colle à ta peau,

Parfois, il est brise légère lors le malheur s’achève,

Il devient source des émois, la larme de mes rêves,

L’étoile qui cherche la fraîcheur au creux de l’eau.

 

Réveillé souvent par des tempêtes noctambules,

Il se nourrit du drame semé au fond du tourbillon,

Quand, en passant, pointée en coups d’aiguillons,

La vie efface toutes les traces des rires funambules.

 

Nimbé d’un souffle et d’une tendresse complice,

Il est a l’abri du vent, battant en doux effleurement,

Lors tes regards le trouble il va s’échouer éperdument,

En cernes de passion, saupoudrés d’aromes d’épices.

 

©  Liz

Il est déjà tard…l’automne est là…


Il est déjà tard…l’automne est là…

Il est déjà tard…l’automne est là…

 

La brise infidèle frissonne sur les collines,

Et l’aube blanche pleure la rosée qui fond,

Dans la corolle piégée par un rayon blond,

Qui pâlit, immobile sur les ondes cristallines.

 

Sur les bords du nid un frémissement d’ailes, 

Une tiède tristesse jaunit le ciel resté en éveil,

Lors l’ambre festonne le chant ivre du soleil,

Aux âmes pliées, pétries d’une même argile frêle.

 

Là-haut, l’été meurt sur ses feuilles rouillées,

Sous les pas affligés où s’écrasent leurs cœurs,

Des bruits douloureux en adieux à contrecœur,

Bercement langoureux de la nature bafouillée.

 

Au loin, un puissant murmure voile les cimes,

L’automne descend déjà sur les jours mornes,

Quand les parfums amers noircissent l’œil darne,

J’irai parmi les ombres où grelottent les frimes.

 

© Liz 

C’était un jour béni


C’était un jour béni

C’était un jour béni

 

C’était un jour si doux, couvert de béatitude,

Sous une parure de rubis, vibrant langoureux,

Valsant comme un désir, lentement, somptueux,

Auprès de la nostalgie, blotti dans la plénitude.

 

Aux creux des cieux quelques perles déployées,

Voguent en souplesse parmi les voiles sidéraux,

Qui cajolent, d’un air frileux, les confins abyssaux,

Lorsque l’infini touche l’horizon, étreinte choyée.

 

C’était un jour frêle, d’une beauté de porcelaine,

Baigné par l’or du soleil, par les chants des oiseaux,  

Sous le frémissement d’un été couvert de roseaux,

Et de sourds échos qui éventrent leurs haleines.

 

Ainsi, il vient chuchoter ses bruits, effeuiller l’âme,

Par des silences inconnus, en jeu d’orgues gracieux,

Il fait fleurir encor l’amour sur le front insomnieux,

Où le temps suspendu n’est que mélancolie calme.

 

© Liz

En souffle d’évasion


En souffle d’évasion

En souffle d’évasion

 

De loin, tes yeux frôlent les frémis silencieux,

Qui perce ma gorge enfilée, envahie de tristesse,

Pour apaiser les tourments d’une invisible ivresse,

Loin du désert brûlant, d’un lendemain brumeux.

 

Tantôt, l’ondée du jour délivre tous mes secrets,

En miroitements légères, posés sur les fleurs fragiles,

Ainsi, un chuchotis s’échappe de mes lèvres graciles,

Lorsque je te rêve, captive de ces moments discrets.

 

Au zénith d’une tendresse qui inonde nos visages,

Le bonheur s’allonge, près de la couche profonde,

Quand la peau des nuits revêt les branches blondes,

Alourdie par la douleur, dépouillée de son corsage.

 

Je sais sous les paupières secouées par mes frissons, 

Des songes sillonnant en quelques perles de rosée, 

Des pétales émus sur le front ombragé des pensées,

Et des souffles d’évasion égarés sur les ardents tisons.

 

©  Liz

Vibrations latentes


Vibrations latentes

Vibrations latentes

 

Les pieds trébuchent, éperdus, au milieu du chemin,

Sous l’éclat brûlé des silences venus des nuits clouées,

Quand a l’horizon l’œil troublé tisse la lisière échouée,

Sur les cailloux d’antan où mousse l’essence de jasmin.  

 

Ainsi, au loin des tempêtes, sur l’ile de ton cœur,

Je sais l’heure du réveil ourlée d’une nouvelle sève,

D’un peu de bruits mêlés aux nacres sur les grèves,

Lors le jour se penche sur la rosée des cimes sœurs.

 

L’aurore cajole l’épaule, dérobe le collier des bras,

Et dans le vieux souvenir la mémoire gémit sa fièvre,

Puis, en gouttes d’émoi s’étire sur le carmin des lèvres,

Vacillant au nid des pensées, nappées de leurs appas.

 

Avant que le ciel rutile en sourds frémissements,

L’empreinte des rêves s’estompe dans les attentes,

Greffant dans l’obscurité froide ses vibrations latentes,

Tandis que l’existence, lasse, choisit son déguisement.  

 

©  Liz

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