Dans l’âtre du cœur


Dans l’âtre du cœur

Dans l’âtre du coeur 

 

C’est dans un sourire que mon âme susurre en rivière,

Dénudant d’un seul mot, silencieux, le matin au levant,   

A la ferveur naissante, brodé d’or, des flots mouvants

Réveille le jour, déverse l’aura frémissante sur la pierre.

 

Au-delà des frontières, le soleil luit en ondée de lumière,

Et au creux azuré l’aile des hirondelles froisse l’écumage, 

Lorsque la brise s’envole vers l’éther en doux hommage,

Ondoyant les parois du ciel, séchant les larmes des prières.

 

Une trace crépite, s’attarde, devant l’éternel des lisières,

Après, criant désaccordé, elle passe à coté d’émois sans rides,

Comme autant d’ombres égarées qui revient troubler le nid,

Jouant sur le toit de la mémoire, fuyant les épines grossières.

 

Les rêves aux bouts des cils, rebelles, partent en croisière,

Enroulés dans les voiles pourprés du couchant, s’enchaînent,

Pour qu’ils déchirent les rideaux des douleurs qui traînent,

Dans l’âtre du cœur, échardes de feu, entouré des ornières.

 

©  Liz

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