Amore, amore


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A toutes les femmes qui savent rêver, heureuse journée

Amore, amore

Amore, amore

 

Le regard vagabonde au cœur des silences inertes,

Accroché aux abîmes creusés par la rosée passante,

Dans l’embrasure de l’azur à attraper la vague béante,

Qui déroule la mémoire pour se river à ce lieu désert.

 

Le hasard galope au long des chemins obéissants,

La douleur se brise, de tes mains renaît la passion,

Dans la rumeur endossée coule la sève de la fusion,

Jusqu’aux profondes plissures d’un désir envahissant.

 

Le jour file et la brume perle la sciure des nuages,

Encollée sur les cieux torrentiels à dévaler les lagunes,

Fontaine jaillissante, eau vive que je remets à la lune,

Où j’accroche mon rêve duvet, O, frêle adoucissage.

 

Le fil de ta vie tricote la mienne, coulé de nos destins,

Aux veines des lendemains, des frémis sans lois,

Quand le cœur piétine et le ventre fredonne ta voix,

Amore, c’est a toi que je pense, c’est toi mon festin.

 

©  Liz

Là-bas


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Là-bas

 

En silence, le songe cotonne les toits des nuits,

Là où, les souvenirs s’ornent des puits bavards, 

Sur les rebords de l’oubli, tissé d’obscurs regards,

Le passé s’efface sans bruit, les ombres s’enfuient.

 

Avant que tes mots s’éteignent sur mes lèvres,

Les yeux susurrent leurs pleurs intarissables,

Quand le ciel nébuleux tamise en cernes pliables,

Le reflet décollé du calice des paupières lasses de vivre.

 

Parfois, mon souffle se perd aux cimes de ta voûte,

Il se déchausse au creux des ravins étroits et raides,

Devant les rafales des flaques agonisant le destin laid.

Il est juste poussière qui se loge au-devant de ta route.

 

Fouillant le matin qui éclot en gouttes d’euphorie, 

Mes bras se perlent par l’aube poudrée de carmin,

Soieries violacées décochées au bout des chemins,

Là-bas, où s’abreuve le mystère froid rempli d’allégorie.

 

Dans l’éclat d’opale qui défile à secouer les chapelles,

Mon cœur, paré de frissons doux, agit à contretemps,

Étonnés, les doigts frétillent sous l’écorchure du temps,    

Quand sur ta peau mes pensées se posent en coupelle.

 

©  Liz

A l’abri des regrets


A l’abri des regrets

A l’abri des regrets

 

Tandis que le sourire s’ondule comme une fleurette,

Lorsque la brume se cache pour priser la joie des jours,

Un petit brin d’amour éclot et traverse le bleu d’azur,

Vers le frémis du soir avançant en douceur de violette.

 

En agonie, un bout de mon cœur s’écaille à ta lisière,

Le temps se vide, secoué par les songes insipides,

Sous les cordes argentées, greffées au ciel limpide,

Pour un instant, j’ai déchiré les mailles des barrières.

 

Au seuil des brouillards surgit ton image irréelle,

Des cris cotonnés d’absence, le froid d’un naufrage,

Des bruits enserrés, infiltrés a détruire les barrages,

Pour que je capte les émois en teinte d’aquarelle.

 

Sur les remparts sereins grimpe la nouvelle sève,

L’âme écartée des orages couronne la porte du réveil,

Dont le parfum ambré fait naître l’étoile, sans pareil,

Penchant au loin, calme, sans mouvement de grève.

 

La nuit s’agrippe à l’horizon, telle une silhouette,

A l’abri des regrets, hissée au-delà des bonheurs,

Vers l’orée de tes yeux où s’ancre fébrile mon cœur,

Autour de ton cou où ma lèvre vertige en pirouette.

 

 

©  Liz

Murmures entrelacés


Murmures entrelacés

 

Murmures entrelacés

 

Au bout de sa plume ondoie le violon de son âme,

Chahutant sur les contours défaits, courbés de gris,

Envahissant son être, ses rêves manquant d’abri,

Jusqu’au délire des mots qui te réserve l’entame.

 

Aux vertiges épuisés perlant le ressac des lèvres,

S’élancent tes yeux, fugitifs averses d’un soir bleu,

Tombant sur mon front ombragé de limbes de feu,

Et aux creux de mes mains où frissonne la fièvre.

 

Quand l’aube se pare de gouttelettes vermeilles,

L’amour muet s’offre aux bruits doux des chants,

A ta nuque bercée par le reflet des silences blancs,

Lors ma fossette sourit aux sorts rangés en corbeille.

 

Sur les toits peuplés d’ombres et mouillés de rosée,

Mon cœur, saupoudré des cendres, contre le tien,

Trémule, se cambre tel le ruban sur l’immobile lien,

Alors que les cloches vibrent en notes interposées.

 

©  Liz

Chuchotis qui titube


Chuchotis qui titube

Chuchotis qui titube

 

Cœur ouvert aux silences anéantis de nostalgie,

Le hasard réveille les prémices de nos regards,

Ta main me retient et recoud les matins blafards,

Jusqu’à l’œil triste qui vacille en lueur de bougie.

 

Sur les chemins agenouillés aux plis des pages,

Les paupières s’envolent sous le tressage des cils, 

Pour décoller le calice des nuits écorchées d’émail,

Où l’étoile éclot aux creux des tuiles en talonnage.

 

Le vent frétille, l’azur chant l’âme des gondolières,   

Des tissages de nues sillonnent sur les flancs rasants,

L’euphorie secoue les cloches d’un désir envahissant,

Qui cotonne mes paumes de baisers en bandoulière.

 

Pourtant, aux creux des draps s’éveillent les aubes,

Lors au toit des songes mon souffle piétine et se plie,

Sur le bout de tes doigts, frémissement qui nous lient,

D’un demain collé au chuchotis de nos chairs qui titube.   

 

©  Liz

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