Comme un pli dans le temps


Comme un pli dans le temps

Comme un pli dans le temps

 

J’ai attrapé de mes doigts le vent, puis de mes lèvres

Le chuchotis rayonnant de la lune, les soirs veloutés,

Qui enivrent de mystère et désir les rêves déroutés,

Par le vertige du levant lors l’aube s’emperle de fièvre.

 

D’un bruit doux, d’un blanc pur, le jour satine l’étoile, 

Averse d’orfèvre, cortège faïencé au-delà des nuages, 

Quand le silence revenu sillonne en délicat tatouage,

Sur les rebords des cieux, là où se tisse la nouvelle toile.

 

Au milieu des flots argentés s’enlacent les pensées,

Trempées à ton regard qui bleuit les rivages épongés,

Dans ce calme qui émeut et luit tel que j’aie songé,

En frémis du tendre, ondée sur la bouche encensée.

 

Solitaire, le soleil tresse l’or sur les âmes épousées,

Flammeroles vacillant vers l’infini, en teints écarlates,

Sur chaque crépuscule du matin, sur les paysages plats,

Pliés dans le temps par la pointe de l’aiguille émoussée.  

 

©  Liz

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