À mille lieues d’oracle muet


À mille lieues d’oracle muet

 

À mille lieues d’oracle muet

 

Les yeux mêlés aux silencieux abords des lisières,  

Là-bas, où le soleil flamboie en parures de rubis,

Le souvenir se couche au pied de l’horizon bis,

Envahit d’un géant désert, gémissante poussière.

 

Âme repliée, fragile source d’où ruisselle la peine,

Quand autour du vide les rêves s’entremêlent,

Sous la lumière aveuglante des larmes qui hèlent,

Ce cœur rêveur, virevoltant sur les parois sereines.

 

Au seuil humide, le désarroi affleure l’interface,

Agonisant coin de vie, blessures raccommodées,

Par le fil d’un temps pendu aux taches démodées,

Dénouement forcé, grains éphémères à faire face.

 

Au bavardage lent d’une brise perlant ton front,

Mourant sous la caresse éventrée d’une encre bleue,

Il y a mes bras émiettés, éparpillés, à mille lieues

D’oracle muet, où l’œil niche endurant l’affront.  

 

©  Liz  15 août 2013

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4 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. morysept
    Août 16, 2013 @ 12:13:34

    Des mots toujours plus profonds et beaux  Merci douceur.

    Réjean

    Envoyé depuis un mobile Samsung

    Réponse

  2. melanie
    Août 16, 2013 @ 21:39:42

    ah, nostalgie quand tu nous tiens… profondément beau, chère Liz… je pense à Baudelaire et à Rimbaud…
    – – –
    amitiés toulousaines & poutous, Mélanie

    Réponse

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