Au ventre du vent


Au ventre du vent

Au ventre du vent

 

Entre les bras du ciel la nuée s’endort bercée,

Dévêtant les horizons qui luisent dans les yeux,

Quand le crépuscule vernit les songes heureux,

Soupirant vers l’au-delà de mon âme délacée.

 

Souffle coupé, le vent s’éloigne de mes peines,

Brise noyée dans le miroitement du souvenir,

S’évaporant devant les volets clos de l’avenir,

Où ton visage rieur dévore mes nuits sereines.

 

À l’ombre, l’abysse est délavé par la tristesse,

Lorsque le vent orphelin porteur de mirages,

Amasse les cris lourds qui brûlent les virages,

Écrasant dans son ventre les traces de faiblesse.

 

A la portée de l’abime creusé dans la poitrine,

Où retentisse l’écho sec, écrasé dans l’œil abattu,

L’émoi des mots s’ancre dans la chair du cœur nu,

Comme un fruit miellé par une bouche pourprine.

 

©  Liz 09 juin 2013

 

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4 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. floray2
    Juin 25, 2013 @ 14:39:28

    MAGNIFIQUE !!!
    « L’émoi de ces mots  »
    nous transportent vers l’Infini !…

    Réponse

  2. bonois
    Juin 30, 2013 @ 14:23:03

    L’émoi des mots
    Et le cœur haut
    Dans ses battements
    D’émerveillement…

    Merci Liz
    Biz
    Amitié
    A. Bonois

    Réponse

  3. Liz Randja
    Juil 02, 2013 @ 05:06:19

    Merci infiniment cher poete pour ces mots, un superbe commentaire d’une plume que j’apprecie tant.
    Doux mardi, bises,
    Amities,

    Liz

    Réponse

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