La symphonie de l’existence


La symphonie de l’existence

La symphonie de l’existence

L’aiguille du temps s’effrite, tombant en poussière,

Sur les guirlandes des ans épanouis, miroitant effilés

Dans le regard, filtrant le doute parmi les rêves faufilés,

Vers des cieux aimés en secret, écorchés de lumière.

 

Le moindre bruit éveillé caresse l’aube matinale,

Et le soleil frémit sur la bouche, scintillant innocent

Sous les paupières closes, feutrant le corps rubescent,

Par les doux tressaillements des lisières abyssales.

 

D’un pas sablé, les vents coiffent la route esseulée,

Ornant les fleurs d’un éclat époustouflant, étrange,

En ce lieu où le silence brode le feuillage des songes,

D’un azur qui dévoile les cimes d’ivoire immaculées.    

 

Dans l’espace enlacé d’une symphonie bohémienne,

L’esprit passager vibre sur le toit des embruns glacés,

Car épuisé par l’obscurité tonnant ses vœux délacés,

L’eternel adieu devient attendrissant sur l’ultime scène.

 

L’heure serre le cœur, cheminement fragile de l’âme,

Un dernier souffle attaché d’un bel ruban incarnadin,

S’écrase sous le doigt du destin jouant en rire baladin,

Jusqu’à oublier le gouffre avide d’un corps nu de flamme.

©  Liz 23 fevrier 2013

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2 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. floray2
    Fév 27, 2013 @ 18:18:46

    Que c’est beau chère Liz.
    Grande poète !

    « L’aiguille du temps s’effrite… »
    et n’arrête jamais de tourner… Hélas.
    Mais quelle justice pour tout le monde !!!

    Bonne fin de journée.

    Réponse

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