Sourds frémissements fiévreux


Sourds frémissements fiévreux

Sourds frémissements fiévreux

 

Il est des instants comme des tornades d’érubescence,

Qui aspirent et balayent la douleur au goût ténébreux,

Pliant le vide de ces vies d’errances au fond des yeux,

Pour que l’âme se nourrit de lumière en effervescence.

 

Souvent il est aussi des jours noirs, des nuits blanches,

Qui s’unissent dans le béant gouffre enneigé du cœur,

Souffles invisibles saignant à vif, frappant accusateur

La foule des fantômes assoiffés de sève en avalanche.

 

Parfois il est des bonheurs tissés de tant de tendresse,

Nichés aux plis avides d’un sort qui vogue ensorcelé,

Tachant ses pores d’un parfum éternel, fou feu étincelé

D’un émoi embrassant l’abysse d’une coulée d’ivresse.

                                                     

Au détour d’un nouvel horizon l’inconnu se dévoile,

Nombreux visages affaiblis, tristesse en lames acérées,

Tranchant la nudité de l’âme trempée en voûte éthérée,

Tandis que le dernier cri dérive au loin, écho qui s’entoile.

 

© Liz 02 juillet 2012

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