Sourds frémissements fiévreux


Sourds frémissements fiévreux

Sourds frémissements fiévreux

 

Il est des instants comme des tornades d’érubescence,

Qui aspirent et balayent la douleur au goût ténébreux,

Pliant le vide de ces vies d’errances au fond des yeux,

Pour que l’âme se nourrit de lumière en effervescence.

 

Souvent il est aussi des jours noirs, des nuits blanches,

Qui s’unissent dans le béant gouffre enneigé du cœur,

Souffles invisibles saignant à vif, frappant accusateur

La foule des fantômes assoiffés de sève en avalanche.

 

Parfois il est des bonheurs tissés de tant de tendresse,

Nichés aux plis avides d’un sort qui vogue ensorcelé,

Tachant ses pores d’un parfum éternel, fou feu étincelé

D’un émoi embrassant l’abysse d’une coulée d’ivresse.

                                                     

Au détour d’un nouvel horizon l’inconnu se dévoile,

Nombreux visages affaiblis, tristesse en lames acérées,

Tranchant la nudité de l’âme trempée en voûte éthérée,

Tandis que le dernier cri dérive au loin, écho qui s’entoile.

 

© Liz 02 juillet 2012

Morceaux de vie


Morceaux de vie

Morceaux de vie

 

Quelques brindilles d’espoir filent dans le lointain,

Alors que le vent d’hiver frappe l’âme sans moitie,

Dans ce silence froid, criant sans répit, à faire pitié,

Quand le ciel descend si près des sommets incertains.

 

Les aiguilles enneigés tissent le temps sans remord,

Des morceaux de vie glissent vers les ténèbres semées

En face des miroirs voilés par l’amertume embuée,

Sous l’écho des gouttes glacées claquant sur les rebords.

 

L’illusion fébrile du bonheur se range dans un tiroir,

Tel le destin raccommodé en tranches de vie effilochée, 

Cherchant désespéré comprendre ses racines empochées,

Dans la mémoire si troublée par son pierreux terroir.

 

Morceaux éparpillés, sans rêves, sans souvenirs,

Sanglots éveillés, orage qui erre à blanchir les nuits,

Liant les flots au fond des gouffres par l’éclair qui luit

Vers une vie réinventée, satinée d’un hasard à bénir.

 

©  Liz 27 janvier 2013

Je ne saurais te dire


Je ne saurais te dire

Je ne saurais te dire

 

Je ne saurais te dire la peur qui brule en moi,

Flamme sans mémoire où s’enlise un bout de vie,

Sous les pas assourdis que l’absence écorche ravie,

Là où les abysses des déluges tressaillent d’émoi.

 

J’ai laissé l’écume emporter l’écho des soupirs,

Juste le temps d’un souvenir sous un clair de lune,

Où je t’ai vu parmi les fissures de mes froides lacunes,

T’enfouir aussitôt, avec un amer sourire, sans frémir.

 

Je ne saurais te dire la tristesse de mon cœur,

Qui gèle les mots au fond des paupières humides,

Lorsque le silence pleure aux plis des nuits lucides,

Ce peu de toi, immiscé au bout des doigts berceur.

 

Souvent j’ai traîné au milieu des regards éplorés,

Qui pèsent sur moi la noirceur des chutes isolées,

Bruissement glacé sur la peau de mon âme étiolée,

Passage intemporel aux creux d’un vide timoré.

 

Je ne saurais te dire la couleur qui peint mon horizon,

Par-dessus de la poussière des ombres accouchées,

Où l’écorce des lisières est entamée d’une aile perchée,

Dans un second frisson au bord du ciel laissé à l’abandon.

 

Il y aura toujours là ce délicieux désir, un peu crispé,

Par cet amour noyé, devant moi, en chaque pensée,

Celle qui amène les larmes du vent en pluie déversée,

Au loin, à ne plus pouvoir atteindre les rêves dissipés.

 

©  Liz 21 janvier 2013

Horizon embrumé


Horizon embrumé

Horizon embrumé

 

Tandis qu’autour de moi ce n’est que tressaillement,

Mon âme s’égare vers le creux des landes dévalisées,

Là où le temps enlace l’abysse des blessures froissées,

Sous le reflet d’un destin damné par un chuchotement.

 

Ce n’est que la mémoire d’un triste regard abandonné.

D’ici là, l’aube égrène les chemins de pensées saignées,

Afin que la grâce peut rejoindre la tendresse éloignée,

En ce lieu perdu, où l’horizon soubresaute contorsionné.

 

Le souffle glacial des anciens flots s’égoutte silencieux,

En simples murmures creusés sur chaque pierre peinée,

 Quand nul ne sait comment effacer la brume enchaînée,

Qui obscurcit l’aurore, affolant l’étincelle à l’orée des cieux.

 

 Il est un chemin si sombre caché au fond de mon cœur,

Qui cherche sans cesse l’étincelle gémissant dans l’ombre, 

Frappant la porte du néant par l’écho retenu en chaque fibre

D’un bruit, d’un pas esseulé rêvant caresser encor le bonheur.

©  Liz 20 janvier 2013

Repeindre la vie


Repeindre la vie

Repeindre la vie

 

Combien de fois j’ai vu les couleurs se lier entre elles,

Sous le souffle d’un renouveau qui éclairci le brouillard,

Mystérieux printemps effleurant le temps débrouillard, 

Éloignant les ombres pétrifiées par une tristesse mortelle.

 

Dans le chaos des voix crispées sous les toits éplorées,

Les souvenirs s’entremêlent à l’orée de nuages égarés,

Là où leurs traces séchées s’effacent devant l’éclat taré,  

D’une sorte de miroir miraculé, reflets d’une aube dorée.

 

Combien de fois j’ai repris la vie d’où je l’ai laissé, entière,

Tout y est, même le rire qui s’est figé aux creux de tes bras,

En cette nuit au parfum d’amour rivé sur le velours des pas,

Quand l’étincelle s’est posée en mon âme dénudée de poussière.  

 

Mon regard trébuche encore le bord d’un chemin en doute,

Et l’encre coule du ciel vers ce ravin éloigné de mes yeux brûlés,

Les dernières heures tremblent dans le baiser de sourires adulés,

Tandis que le vent emporte la brise vers un demain qui déboute.

 

Combien de fois j’ai pointé à l’horizon le sceau de ma prière,

Poursuivant la lumière intouchable au-delà de tous les nuages,

Lorsque de nouveau l’éternité rêve d’un retour en afflouage,

Apposant sa source sur les fissures incrustées à ma frontière.

 ©  Liz 17 janvier 2013

Âme brisée


Âme brisée

Âme brisée

 

Aux tréfonds de l’âme troublée par la peur aperçue,

Ruisselle la douleur, fracassant sous le poids vacillant

D’un chemin refermé, menacé de ruines, agenouillant

Le vide qui maquille le regard si lourd d’une vie déçue.

 

D’un pas malheureux, elle frôle les feuilles lassées,

Dans son exile, cœur serré, ridé par la greffe du temps,

Avant même que le souffle du vent terni le printemps,

Pour faire taire la souffrance d’une étincelle délaissée.

 

Au creux des mains éclosent des morsures incendiaires,

Voilant les nuits déchirées par le torrent des cris griffés,

Lors l’étreinte de silences s’assoupit au sommet décoiffé,

Esquissant un brin de bonheur dans la mémoire lacunaire.

 

Embarquée sur les nervures désespérées de l’existence,

Elle n’attend plus rien, perdue dans son antre obscur et glacé,

Fixé à l’Univers, crispée par les maux l’un dans l’autre entrelacé,

Elle se brise dans la tornade des assauts, saignant la sentence.

©  Liz 15 janvier 2013

Rêves naufragés


Rêves naufragés

Rêves naufragés

 

De tous ces chuchotis qui s’épanchent en rêves  gâchés,

Chaque mot s’envole à l’horizon de mes larmes muettes,

Quand l’aile du vent cueillit les lettres aliénées en pirouettes,   

Vers l’aurore, où d’un sourire bleu mon regard elle a taché.

 

C’est à la lisière des ans que le temps se noie doucement,

Quelque part sur les versants, cherchant une pause ombragée,

Où la tendresse s’ancre dans les plis des étreintes naufragées,

À l’écart des chimères, au long d’un chemin épiné discrètement.

 

J’en ai dans l’âme des silences qui butinent chaque désarroi,

Impossible songe à désirer au milieu des pensées accablées,

Par autant de tristesses déferlant sur des rivages sablées,

Là où l’aube endolorie déchire les draps ensommeillés d’émoi.

 

Aux creux de mes lèvres embuées par des murmures éteints,

Effluvent les maux, agonie désespérée des illusions agrippées

 Aux notes évincées, éparpillées dans une sombre mélopée,

Chant orageux, déchirement en plein hiver d’un cœur atteint. 

© Liz 12 janvier 2013

Dessine-moi l’espoir


Dessine-moi l’espoir

Dessine-moi l’espoir

Dessine-moi l’effluve d’un bonheur charmant,

Effleure mon visage par ses gammes de beauté,

Quand mon âme irradie cet amour plein de loyauté,

Suspendu à ton cœur, fidèle aveu en or ancrant.

 

Donne-moi ta main, caresse mon rêve qui frémit,

Efface mes larmes enroulées aux coins des lèvres,

Que je puisse t’éblouir, scellée en perle d’orfèvre,

Au milieu des nuits réveillées par ton bruit inédit.

 

Prête-moi ta vue lors les affres du présent m’enterre,

Comme autant des mots égarés en sombres pensées,

Entassés dans l’inquiétude de ma faiblesse insensée,

Jusqu’à oublier le jour d’après, malheur qui m’atterre.

 

Dessine-moi tes mots, esquisse mon abri douceur,

Ôtant la peur au fond d’un avenir parsemé d’affection,

Plongé sous le regard submergé par quelques illusions,

Troublant le sourire où déferle un chant éternel si pur.

 

Donne-moi ton plus beau souvenir, a jamais le graver

Sous ma tempe, tant je voudrai atteindre son sublime,

Quand ton souffle s’imprègne à la lisière des cimes,

Où je serai sauvée par cette grâce venue m’enjoliver.

Et… dis-moi, pourquoi la nuit éclate en mille frissons,

Éprise sous l’ondée des silences troublés d’émotions,

Voguant au gré des yeux qui s’adonnent à la dévotion,

Telles les flammes du soleil levant sur les ardents tisons.

 

Dessine-moi l’espoir, roulis aux fils des jours à venir,

Broderie tissée sur les rebords de cette vie inconsolée,

Pulsant dans un accord triste, tendresse déboussolée,

Craignant que la douleur soit la seul damnation à obtenir.

 

©  Liz 08 janvier 2013

J’aimerais tant…avant de partir…


J’aimerais tant…avant de partir…

J’aimerais tant…avant de partir…

 

J’aimerais dire des mots simples, naissant de mon regard,

Lors il fait froid et mon âme s’attarde sous la voûte pleurée,

Déluge des mots perçant les dernières lueurs apeurées,

Tâtonnant la couche de l’aurore, bruissant mon visage hagard.

 

Je te dirais des mots doux à combler les assauts du silence,

Des mots rêvant d’une nuit nichée en chaque fibre de ta peau,

Cachés dans la solitude tamisée, abattant en coups d’asseau

Les peines saignées, le vide glacé qui tombe en somnolence.

 

J’aimerais te dire des mots tendresse pour oublier mes maux,

Inlassables flots esseulés, murmurant  leurs douleurs abîmées,

Des mots qui au gré de mon désert frôlent ta bouche aimée,

Éteignant la lumière des réverbères si fidèles à mon tombeau.

 

Simplement des mots à moi, tornade déchaînée, avant de partir,

Telle une tache noire au ciel à l’approche de mon ombre tombante

Sur les murs isolés de cette vie, géant passage qui me hante.

J’aimerais tant… t’enlacer de mes mots déferlés, avant de partir…

© Liz 04 janvier 2013

Au fond d’un frémissement


Au fond d’un frémissement

Au fond d’un frémissement

 

J’ai blotti la bise du temps au fond de mon âme pourprée,

Et tous les songes aux alentours qui soupirent langoureux,

J’ai rivé des myriades aux quatre coins de ton ciel aventureux,

Sillage de filantes fulgurances au couchant en nuance diaprée.

 

J’ai accoudé la nuit à tes bras qui flânent vers les étoiles,

Des soupirs nostalgiques, désir de me chérir encor chaque jour,

Là où, l’aube se courbe au milieu de nos souvenirs troubadour,

Exaltation d’une idylle chuchotée par l’écume tissant la toile.

   

Et j’ai froissé l’oubli dans les plis veloutés de mon attente,

Là-bas, où les larmes rebelles effleurent les abîmes de l’infini,

Brisant l’ennui engloutit par le puits de nos silences indéfinis,

Lors le serment erre dans le décor de mon angoisse latente.

 

J’ai étouffé le vide qui flétrit le miroir des folies épatantes,

Par des violines soubresauts, hypnose ourlée au feu des yeux,

Tendres murmures cachés dans les draps qui frémissent joyeux,

Déliant la peur du regard chargé d’une constellation éclatante.

© Liz   02 janvier 2013

               

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