Tel le bruit d’un commencement…


Tel le bruit d’un commencement…

Tel le bruit d’un commencement…

 

Ce soir l’étoile s’est dénudée sous le rivage des cieux,

Lors ma vue perce le voile de sa poussière lumineuse,

L’horizon s’ouvre, bercé par une caresse amoureuse,

Velours d’un souffle apaisant qui m’entoure gracieux.

 

 J’ai couché mon front sur les traces de ton regard,

Éclairant mon toit d’une chandelle à peine consumée

Par un présent qui tarde à venir, sève nocturne allumée,

Ailleurs, où les éclats argentés devient miroir veinard.

 

De ces reflets dérobés, je cueillis les éclairs du bonheur,

Noyée dans un délicat battement frileux d’impatience,

Tel une dernière rose figée dans l’hiver taché d’absence,

Mon âme se brode en blanc du bout des doigts féticheurs.

 

Mystérieux, le rêve s’échoue sur les rebords des silences,

La beauté ruissèle, ingénue coulée vers l’orée de l’éternité,

Tantôt les heures obscures se brisent en pépites de sérénité,

Et l’aurore tisse des perles sur le doux matin qui commence.

© Liz 31 decembre 2012

Comme un jour amoureux


Comme un jour amoureux

Comme un jour amoureux

 

Je sais des jours béants veillant sur la pensée troublée,

Guettant les ombres lascives sur les chemins des cieux,

Lors les aiguilles du temps percent de bonheur les yeux,

 Apposant le sceau de soie sur le ravin des lèvres comblées.

 

Par-dessus des toits, l’aube ruisselle la rosée sur la fleur,

Mille désirs noués sur les méandres d’un labyrinthe noyé,

Quand les mots se pointent à l’horizon des rires choyés,

Tout au loin, la brise semble souffler l’or sur les couleurs.

 

Dans ses fougues obstinées, le rêve se vêt de lumière,

Dompteur de tant de mystères sombres passant rebelles, 

Sous l’éclairage des ailleurs sans nuages, intemporels,

Là où, le chœur vaporeux de l’aurore berce les frontières.  

 

La paupière ensommeillée caresse cette voix lointaine,

Ondulant derrière les ténèbres qui s’échouent désemparé,

Vers les contours perlés d’éclat que l’âme émue a accaparé,

Dorénavant, la frénésie jaillit dans la fraîcheur des fontaines.

© Liz 28 decembre 2012

Vertige muet d’un sortilège


Vertige muet d’un sortilège

Vertige muet d’un sortilège

 

Sur la route embrouillée de son destin profané,

Le regard cherche impuissant l’étincelle fracassée

Par un vent impétueux, incendiant l’aube tracassée,

Lorsqu’à l’heure du départ, l’orée coule son or fané.

 

Juste le temps d’un silence et la nuée dévore le bleu, 

Bouleversée par la cambrure envoûtante de la mer,

Nuances voilées, odeurs brûlées au bord d’une prière,

Avant que le soleil attristé part veiller d’autres enfeus.

 

Vers l’horizon, si loin, dans une étreinte l’ennui pâlit,

Chute murmuré, éclats d’ombres agonissant la nuit,

Larmes qui s’enlacent, tristesse fragilisée, sans bruits,

D’une ondée diaphane, voguant sur ce qu’on n’a pas dit.

 

D’un vœu, l’étoile filante a osé guérir les sortilèges,

Qui tanguent sous les paupières d’une lune émiettée,

Crispée d’effroi, évanouie sous les écumes fouettées,

Déluge où meurent les rêves orphelins, triste sacrilège.

© Liz 26 decembre 2012

Là-bas, chez nous…


Là-bas, chez nous…

Là-bas, chez nous…

 

Ton sourire s’esquisse au sommet des silences,

Douceur ensorcelant les abysses des fontaines,

Source d’eau vive d’où jaillit la bonté souveraine,

Portée par les fibres obstruées de mon existence.

 

Les vents ont marqués le passage du temps perdu,

Sous nos pas enlacés par des chimères oubliées,

Qui tonnent de si haut pour guider l’étoile dépliée,

Là-bas, sur notre toit, toujours aussi beau et si ardu.

 

En ce lieu, les mots consumés caressent mes bras,

Rien n’a changé, l’azur soupir l’éveil qui nous délivre,

Dis, te rappelles-tu encore le parfum de mes lèvres 

Lors les murmures tissent ton arrivé au cœur des draps ?

 

Mon âme filtre les éclairs et rejoint le crépuscule,

Regards ancrés aux roulis d’une nuit veloutée,  

Envoûtement d’un songe qui fonde en folie fruitée,

Telle une merveille devant l’amour qui se bouscule.

© Liz 25 decembre 2012

Le dernier refuge


Le dernier refuge

Le dernier refuge

 

Jours éteints, effrités, mordus d’absence,

Quand le froid blottit les chagrins embrouillés,

Eaux enragées qui affaiblissent le cœur rouillé,

Fissurant la candeur trahie par l’insouciance.

 

L’hiver glace les amarres des âmes éloignées,

Qui s’abreuvent, sans bruit, de pleurs givrés,

Tandis que le soleil efface le vermeil enfiévré,

Avant que les cimes déchirent la nuée résignée.

 

Au contour d’une étreinte taisant la blessure,

L’amour s’assoupi, rêvant d’un ancien blason,

Faiblesse enchaînée, faille d’incessants frissons,

Où se retrouve dénudé, emporté à la rupture.

 

Dans son intime refuge, l’âme saigne en ondée,

Jonchée perlée couvrant son talisman qui frémit,

Sous les ruines exhibées, douleur mortelle l’a blêmit,

Si frêle et si triste, elle se fane, d’ombre inondée.

 

Jadis, cèdre drapé de soie, miroir enguirlandé.

© Liz 19 decembre 2012

A l’aube du réveil…


A l’aube du réveil…

A l’aube du réveil…

Il y a eu ce matin qui ondulait la toile du ciel,

Mille douceurs violines en vagues éphémères,

Instants filant enlacés, étouffant les chimères,

Déversant senteurs qui frémissent torrentiels. 

 

L’étoile usée, sans bruit, s’éteint dans un sourire,

Portée par les soupirs fragiles d’une aube ancrée

Au milieu de ces cimes, filtrant sa lisière nacrée,

Pour aveugler le gouffre du passé par les désirs.

 

Soudan, un rayon d’or tresse l’émoi sur un nuage,

Drapant, d’un voile de soie, les ombres éloignées,

Flots camouflés protégeant l’innocence témoignée,

Quand  l’arrivé d’un manque saigne l’effeuillage.

 

Au  bout des cils, le rêve se mire dans un baiser,

Roulis au gré des vœux, flammes consumées,

Nacelle égarée vers le cœur d’une pensée écumée,

Tel un déluge qui songe étreindre l‘aile de l’alizé.

 

Sous les paupières encor ensommeillées d’amour,  

Glisse l’aube émerveillée, ondée en perles de rosée,

Émue, la lumière s’accoude aux plis de l’âme reposée,

Lorsque les lèvres s’alanguies d’attendre le futur.  

© Liz 18 decembre 2012

L’exilée


L’exilée

L’exilée

 

Un nuage se fissure, sanglote dans son regard,

Il pleut, ruisseau qui dérive sous l’écume ourlée,

Pensées agitées percent le ciel, rosée emperlée

De soif, miroitant au velours des pupilles hagards.

 

Les mots pâlissent, l’âme nue envoûte le sortilège,

Et l’aiguille du temps se tord à la moindre émotion,

Les yeux embués, elle brûle la céleste bénédiction,

Scellant en gouttes de sang l’aube des privilèges.

 

Sa lèvre s’alourdit, l’émoi lacère le béant mirage,

Tandis que sa couche s’éloigne en vague naufragée,

Quand les nuits blanches veillent l’heure ombragée,

Berçant les pleurs d’un triste chant, d’où jaillit l’orage.  

 

La plume branle au bout de ses doigts. O, silence,

Gerbe de tristesse sur la joue, nœuds dans la gorge,

Un remord, encerclé des songes affolés, s’immerge

Dans la douleur, exile couronné d’un désarroi coriace.

© Liz 17 decembre 2012

L’ingénue beauté


L’ingénue beauté

L’ingénue beauté

 

La courbe des aubes blanchit le ciel et vêt ma couche

D’un rêve opalin, scintillant au moindre regard qui avance,

Au creux d’une onde volatile, diluant l’encens en silence,

Car au cœur du bonheur l’amour repousse des souches.

 

Lorsque la volupté s’émerveille au souffle de ta bouche,

Les heures se déchirent, s’incendient au lever du soleil,

Quand les soupirs solitaires sont enlacés par le sommeil,

La chute serrée, des cimes escarpées, muette me touche.

 

Devant l’orée des ombres troublées l’étincelle farouche,

 L’obscurité tressaille, l’âme prend place et orne le chœur,

Les bords de l’horizon pépient leurs songes divinateurs,

Qui réchauffent les confins de l’Univers ou l’esprit accouche.

 

L’agonie s’enfouit vers l’écume des frontières et découche,

Veillant au pied du hasard, au sein de ces astres alarmés,                

Alors que les fleurs éthérées  murmurent aux yeux charmés,

L’ingénue beauté que le jour floconne en légères ébauches.  

© Liz 12 becembre 2012

Gouttes d’âme


Gouttes d’âme

Gouttes d’âme

 

L’âme glisse aux méandres de la nuit,

Et s’endort en souvenirs glaciaux,

Fantôme qui joue aux flammes des maux,

Chimères troublant l’étoile qui s’enfuit.

 

De toutes ses naissances presque oublie

Il y a ces rêves sous la douceur incarnée,

Cet amour fatal la tellement consterné,

Qu’elle part seule, au crépuscule, affaiblie.

 

Comme si la douleur pourra se taire encore,

Effaçant tous ces cris, au point des larmes,  

Ne plus y voir tristesse, plaie qui se referme

Au sein d’un autre abri, faisant face à la peur.

 

L’abîme l’étouffe dans un baiser éternel,  

Dorénavant, gouttes infiltrées dans la matrice,

Creusant, aux confins d’un mirage, un précipice,

Celui qui arrache les traces de vie transitionnelle.

Liz

Je t’aurais aimé


Je t’aurais aimé

Je t’aurais aimé

 

Je t’aurais aimé à la douceur ingénue d’étoile,

Quand de tes yeux chargés, la rosée s’égoutte,

Sous un clair de lune fébrile, efflorant la toile,

La nuit s’effondre, fracassant l’amour en gouttes.

 

Je t’aurais aimé d’un souffle endormi en cœur,

Submergeant le velours de ma lèvre charnelle

Dans ton secret pétillant, Ô, damnation éternelle,

Lorsque une pluie d’émois éveille le bonheur. 

 

Je t’aurais aimé d’un silence arraché au songe,

Tendre murmure au parfum des fleurs égarées,

Tandis qu’une larme tombe en perle désemparée

Aux confins de ta peau, aliénant le désir qui plonge.

 

Je t’aurais aimé d’un aveu froissé par ton sang,

Emporté au gouffre étroit d’une émotion sablée,

Comme autant des louanges délicates, accablées

De grâce, figées dans l’ombrage mouvant du poing.

 

Liz

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